Actualité
RDC/Bukavu: un mémo de l’opposition contre la machine à voter déposé à la CENI
Le collectif des partis politiques d’opposition du Sud-Kivu dans l’UDPS a manifesté, le vendredi 26 octobre 2018, dans la ville de Bukavu pour dire non à l’utilisation de la machine à voter et au fichier électoral corrompu.
» Nous sommes descendus dans la rue pour dire non à cette machine à voter qui favorisera la fraude électorale le 23 décembre. La population a montré sa force, car nous sommes des milliers qui avons répondu à cet appel pour dénoncer la persistance de la CENI à utiliser la machine à voter », a fait savoir Kake Bulindi, président de la Ligue interfederale des jeunes de l’UNC Sud-Kivu.
Sur fond des messages disant non à cette machine, les manifestants ont envahi le tronçon routier Place-Major Vangu et ont marché jusqu’au bureau de la CENI, perturbant la circulation, car évoluant sur les deux bandes de cette route.
» Cette marche est une démonstration des forces de la population face à la CENI. Ceci prouve à suffisance que les habitants sont contre cette machine à voter », a aussi dit Papson Ilunga, président fédéral de l’ANADER en province du Sud-Kivu.
» Malgré la mobilisation d’un seul jour, la population a répondu à notre appel. Ceci nous encourage et nous pousse à poursuivre la lutte jusqu’à ce que ce la machine sera élaguée de ce processus », a ajouté Christopher Bisimwa de l’ARC Sud-Kivu.
Notons que des cadres des partis comme le MLC, le MCR, le MLC ont mobilisé leurs membres pour participer à cette rencontre.
» Le MLC réitère son engagement à soutenir la position de la population pour dire non à la machine à voter qui présage déjà la fraude », a renchéri Chikiza du MLC Sud-Kivu.
Pour rappel, à la suite de l’autorisation de la marche accordée par la mairie, celle-ci a parallèlement ordonné à la police de sécuriser la manifestation pour éviter tout débordement.
» Le président de la République Joseph Kabila Kabange est le père de la démocratie, il a organisé les élections à deux reprises et permet les marches pacifiques sur toute l’étendue de la province du Sud-Kivu », se sont réjouit les cadres de la Majorité présidentielle au regard de cette marche de l’opposition.
CONGOPROFOND.NET
Actualité
Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
