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RDC/Beni: manifestation pour réclamer le retour de la paix

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La population est descendue dans la rue, en ville de Beni dans la province du Nord-Kivu, ce jeudi 14 février 2019 pour réclamer le retour de la paix. Les manifestants étaient en majorité des militants du mouvement « Lutte pour le changement »(LUCHA) et les habitants du quartier Rwangoma, victimes du dernier massacre attribué aux rebelles présumés de Forces démocratiques alliés(ADF).

Les manifestants on remis à l’autorité urbaine les noms des victimes de cette tuerie pour se rassurer que toutes les victimes sont répertoriées. Ils ont remis un mémorandum au maire de la ville en vue de réclamer l’implication totale des autorités dans l’erradication de l’insécurité.

« Monsieur le maire, c’est depuis 4 ans que les civils ne cessent de perrir dans la region de Beni à l’arme blanche et à feu et de la manière la plus atroce. Les sources locales bien recoupées et des rapports des organisations crédibles parlent de plus de 3000 morts. C’est énorme, mais pas suffisant visiblement pour réveiller la compassion à l’égard de Beni et déclencher un intérêt soutenu pour cette region de la part de ce qui ont le devoir de nous sécuriser…», pouvait-on lire dans leur mémorandum.

Le maire de la ville de Beni, Nyonyi Bwanakawa, les a accueillis puis échangé avec eux pendant un bon moment dans la salle de la mairie de Beni.

L’autorité urbaine a pris acte des recommandations lui fournit et a promis envoyer le rapport à la hiérarchie. Toutefois, le maire de la ville a appelé tout le monde à préserver la paix et à la vigilance.

Rappelons-le, dans la nuit du jeudi 07 au vendredi 08 février 2019, les rebelles présumés ADF ont fait incursion dans le quartier Rwangoma en ville de Beni, où, ils ont tué au moins 7 personnes. Pendant ce temps, des déplacements de la population sont observés et la terreur persiste.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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Concession de l’UNIKAN : La ministre O’Neige Nsele casse la cession à la CNSS et désavoue le gouverneur Kambulu

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Le Gouvernement central s’est officiellement saisi du dossier controversé de la concession de l’Université de Kananga (UNIKAN), après la cession de 8 hectares de terrain à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une décision qui suscite de vives réactions dans la province du Kasaï-Central.

Dans deux correspondances signées le mardi 19 mai 2026, la ministre nationale des Affaires foncières, O’Neige Nsele Mimpa, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « cession illégale » d’une partie de la concession universitaire et a sévèrement recadré le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu.

Selon la ministre, l’acte signé le 4 mai 2026 viole plusieurs dispositions de la législation foncière en vigueur en République démocratique du Congo. Elle reproche également au gouverneur provincial de s’être immiscé dans une procédure de mutation foncière impliquant deux entités autonomes, estimant que cette démarche ne relevait pas de ses compétences légales. « Son acte de cession est illégal », insiste la ministre dans ses correspondances adressées aux autorités concernées.

Face à cette situation, O’Neige Nsele Mimpa annonce avoir instruit les services compétents de son ministère afin de rétablir la concession de l’UNIKAN dans sa configuration initiale. Elle exige également la suspension des agents fonciers impliqués dans ce dossier, en attendant l’aboutissement des enquêtes administratives annoncées.

Cette prise de position du Gouvernement central pourrait relancer le débat sur la gestion du patrimoine foncier public et universitaire dans le Kasaï-Central, où plusieurs voix s’étaient déjà élevées pour dénoncer la réduction progressive des espaces réservés à l’Université de Kananga.

Le dossier reste suivi de près par la communauté universitaire ainsi que par plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament davantage de transparence dans la gestion des concessions publiques.

Mike Tyson Mukendi

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