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RDC/Beni : la mairie incendiée !
La ville de Beni, dans le Nord-Kivu, a entamé une nouvelle semaine sans bureau de mairie.
C’est une population révoltée ce matin du 25 novembre qui a envahi les rues de Beni en contestation aux carnages orchestrés par les ADF à l’endroit de la population.
Selon la police nationale congolaise du territoire de Beni, la soirée de dimanche 24 novembre a enregistré un bilan de huit civils tués lors des attaques. Conspuée contre l’indulgence et le laxisme voire la faible implication de l’Etat, la population s’est carrément révoltée pour reclamer l’implication totale de l’Etat afin d’éradiquer ces massacres.
Par ailleurs, les jeunes de Beni exigent l’instauration de la vraie sécurité et non celle verbale clamée par les décideurs. D’où l’option d’incendier la mairie comme seule action pour se faire réellement entendre.
Les prochaines heures de ce début de la semaine s’annoncent tumultueuses d’autant de craindre de prochains affrontements entre la police sensée maintenir l’ordre, et la population, en colère, en quête de la sécurité.
Notons que les forces de l’ordre sont déjà sur place dans la ville pour retablir le calme et de stabiliser la panique.
Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
