Connect with us

À la Une

RDC/Beni: « A quoi bon d’aller voter seulement les députés ? Moi, j’ai déjà voté en 2018 ! »

Published

on

 

Le spectre du vote «populaire» symbolique organisé en ville de Beni le 30 décembre 2018 continue de hanter cette ville du Nord-Kivu, à l’Est de la RD Congo. Et pour cause ! Des milliers de Beniciens ont opté de rester chez eux à la maison, plutôt que d’aller voter ce dimanche 31 mars 2019.

Evoquant diverses raisons, certains habitants de Beni qui avaient utilisé des bulletins papiers lors du vote « symbolique » de décembre 2018, ne sachant pas manipuler la machine à voter, ne se sont pas donnés la peine de se déplacer ce dimanche. Pourtant la Commission électorale nationale indépendante ( CENI) n’avait pas considéré les résultats de ces élections« symboliques».

« Moi j’ai déjà voté, je ne peux plus retourner au bureau de vote. Quand on avait besoin de ces élections, on nous en avait privé. Mais quand on en veut plus, on nous amène ça. J’ai déjà voté, c’est tout ! Je ne peux pas ne pas voter le président, sinon ce n’est pas un vote pour un patriote congolais…», a expliqué d’un ton ferme un vieil homme.

« Même si c’est arrivé avec retard, je pouvais toujours me rendre au bureau de vote. Mais ce qui me décourage, c’est de ne pas voter le président. Je ne trouve pas ça normal. D’ailleurs le vote que nous avions organisé ici était plus significatif que celui-ci…», a ajouté une femme.

Il faut le rappeler, le dimanche 30 décembre 2018, certains jeunes avaient organisé des élections dites « populaires et symbolique» sans la CENI. Leur objectif: défier l’organe chargé d’organiser les élections en demontrant que la maladie d’Ebola, la cause évoquée pour reporter les élections, n’était qu’un pretexte fallacieux. Selon leurs estimations, plus de 70.000 personnes avaient participé à ce scutin dont les resultats, bien entendu, n’ont pas été considérés.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

À la Une

« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

Published

on

Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading