Connect with us

À la Une

RDC : Appel public pour une libération immédiate et sans conditions de Jean-Jacques Wondo ( Communiqué de l’épouse et des enfants) 

Published

on

Nous, membres de la famille de Jean-Jacques Wondo Omanyundu, avons suivi comme tout le monde les événements qui se sont déroulés très tôt en date du 19 mai 2024 à Kinshasa. La presse audiovisuelle et les autorités politico- militaires ont, en effet, rapporté une tentative de coup d’Etat par des assaillants qui ont visé comme cibles critiques de leur but en premier lieu la résidence de l’honorable Vital Kamerhe et par la suite Palais de la Nation.

Avec stupéfaction, nous avons été désagréablement surpris d’apprendre, comme tout le monde également, que Jean- Jacques Wondo a été interpellé et détenu par les services de renseignements militaires sur base d’une photo prise en 2016 en Belgique avec sieur Christian Malanga dans une dynamique très éloignée du contexte non seulement du point de vue du temps comme indiqué plus haut, mais aussi du point de vue du cadre d’interaction clairement sans lien avec un quelconque coup d’Etat en République démocratique du Congo.

Depuis, les jours passent et sa détention, non autrement justifiée, se prolonge cette fois à la prison militaire de Kinshasa/ Ndolo sans qu’un dossier répressif soit ouvert à sa charge avec des faits précis qui lui seraient reprochés.

Pour nous et pour toute personne éprise de justice, ceci constitue une privation pure et simple des droits. fondamentaux de Jean Jacques Wondo.

Ni les faits mentionnés plus haut, ni son parcours public si bien documenté d’expert protecteur de valeurs républicaines et des intérêts de la RDC ne soutiennent une privation aussi arbitraire de la liberté de Jean Jacques Wondo.

À l’intention de l’opinion publique, il sied de mentionner que c’est pour son expertise favorable à l’émergence de la RDC que Jean Jacques Wondo a été rapproché et s’est vu attribuer des responsabilités récentes, le rapprochant de l’administration.

En effet Jean-Jacques s’est retrouvé à Kinshasa à l’invitation de l’administrateur général sortant de l’Agence nationale de renseignements, le colonel à la retraite Lusadusu pour apporter son expertise et sa contribution dans la réforme des services de renseignements civils. Le colonel, médecin de son état, reconnu pour sa grande probité morale et son humanisme, a trouvé en Jean Jacques un collaborateur et un appui précieux.

Il serait inimaginable et voire absurde aux yeux de tout observateur averti d’associer une action menée de manière aussi théâtrale, voire ridicule, au personnage de Jean-Jacques Wondo.

Humilier de la sorte quelqu’un qui, par patriotisme, a répondu à l’appel de la nation apparaît aux yeux des fils et des filles du Congo éparpillés à travers le monde comme un message négatif adressé à la diaspora. Les défis actuels du pays demandent la contributions de tout le capital humain du pays, y compris celui qui s’est formé en compétences pertinentes à l’extérieur du pays.

Par conséquent nous demandons la libération immédiate et sans conditions de Jean Jacques Wondo. Si cette demande nous la faisons naturellement aux autorités politico-administratives compétentes, nous l’inscrivons en même temps en plaidoyer pour cet Etat de droit prőné par le chef de l’Etat et porté par lui en bannière dans le cadre de la bonne gouvernance qu’il soutient.

Fait ce 02 juin 2024

Nathalie Kayembe Wondo, épouse

Les enfants

À la Une

Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

Published

on

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading