Actualité
SURPRISE À LA COUPE DU CONGO : LE FC TANGANYIKA ÉLIMINE LE DCMP !
Ce dimanche 2 juin 2024 – C’est une véritable surprise qui a secoué le stade des Martyrs ce dimanche lors du huitième de finale de la Coupe du Congo de football. Le FC Tanganyika, une équipe plutôt modeste, a réussi à l’emporter sur le score de 2 buts à 1 face au DCMP, l’une des meilleures formations du championnat.
Après avoir réussi à se maintenir en Ligue 1 cette saison , le DCMP abordait ce match en favori. Mais les hommes de Kalemie ont su déjouer les pronostics grâce à un jeu offensif et appliqué. C’est d’abord Enoch qui a ouvert le score à la 15ème minute d’un superbe but dans le jeu. Le DCMP a réagi quelques minutes plus tard avec un but impérial de Mwango à la 38ème minute, permettant aux deux équipes de rentrer aux vestiaires sur le score de 1-1.
En seconde période, le suspense est resté entier jusqu’à la toute fin du match. C’est finalement à la 95ème minute que Likasi Plamedi, d’une tête imparable, a donné la victoire au FC Tanganyika, les envoyant ainsi en quarts de finale de la Coupe du Congo.
Avec cette élimination surprise, le DCMP manque une opportunité de remporter un nouveau trophée cette saison. De leur côté, les joueurs du FC Tanganyika peuvent savourer leur victoire historique et se projeter vers les quarts de finale, où ils affronteront l’un des sept autres qualifiés.
Le tirage au sort des quarts de finale aura lieu ce lundi 3 juin à 11h au siège de la FECOFA. Les rencontres se joueront le 4 juin au stade des Martyrs et au stade Tata Raphaël à Kinshasa.
LES QUALIFIÉS POUR LES QUARTS DE FINALE SONT CONNUS!
1. AS V.club ( Kinshasa)
2. FC Nouvelle Vie Bomoko ( Kinshasa)
3. FC Céleste ( Mbandaka)
4. OC Bukavu Dawa ( Bukavu dawa)
5. FC Tshikas ( Mbuji-Mayi)
6. DC Virunga ( Goma)
7. OC Renaissance du Congo ( Kinshasa)
8. FC Tanganyika ( Kalemie)
☆Le tirage au sort est prévu pour ce lundi 03 Juin 2024 à 11 Heures au siège de la FECOFA !
☆ Les quarts de finale se joueront à Kinshasa ( Stade des martyrs et Stade Tata Raphaël) le 04 Juin 2024.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
