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Challenge TotalEnergies startupper 2024: 32 pays africains en compétition
Le taux de participation de la part des jeunes entrepreneuses et entrepreneurs africains ne cessent d’augmenter. Au départ 11.000 dossiers complets déposés à la première édition tandis que pour cette édition on en dénombre 13 800 jeunes à vouloir tenter leur chance. Ces chiffres mettent en avant la volonté des jeunes d’entreprendre et d’innover avec de nouveaux projets et solutions pour répondre à des besoins réels de manière responsable.
Dans un contexte économique mondial complexe, le chômage et la précarité des jeunes entraînent des conséquences préoccupantes sur les plans humain et économique, et ce partout dans le monde.
En Afrique, où la jeunesse représente plus de 60 % de la population, on constate qu’elle se heurte à des problématiques de pauvreté, de chômage, de manque de structures scolaires et d’analphabétisme parfois.
TotalEnergies est donc convaincu que le soutien apporté aux projets de création d’entreprise et aux jeunes startups visant à construire l’Afrique de demain est primordial.
En soutenant les jeunes porteurs de projet, la Compagnie a pour ambition de contribuer à la création d’un écosystème entrepreneurial et à la création d’emploi grâce à des projets responsables aussi bien d’un point de vue social qu’environnemental.
A noter que les cibles du challenge statupper de cette année sont :
1. Jeunes entrepreneuses et entrepreneurs africains de 18 à 35 ans et résidant dans l’un des 32 pays participants : Afrique du sud, Algérie, Angola, Burkina Faso, Cameroun, Congo Brazzaville, Côte d’ivoire, Egypte, Ethiopie, Erythrée, Gabon, Ghana, Guinée Conakry, Guinée Equatoriale, Ile Maurice, Kenya, La Réunion, Madagascar, Malawi, Maroc, Mayotte, Mozambique, Namibie, Nigeria, Ouganda, République démocratique du Congo, Sénégal, Tanzanie, Togo, Tunisie, Zambie, Zimbabwe.
2. Entrepreneuses et entrepreneurs porteurs de projets de création d’entreprise ou ayant crée une startup innovante depuis moins de 3 ans, avec un impact positif sur leurs communautés ou la planete et ce, quel que soit le secteur d’activité.
Dorcas Ntumba/Congoprofond.net
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
