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Actualité

RDC : apolitiques, les FARDC et la police renouvellent leur loyauté à F. Tshisekedi

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En ses qualités de président de la République et de Commandant Suprême des Forces armées et de la Police nationale, le Chef de l’Etat Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a réuni mardi 01 décembre 2020 au Palais de la Nation, le Haut Commandement militaire élargi aux commandants des régions militaires pour une causerie morale.

À cette occasion, l »état-major Commandement des Forces armées, l’état-major Commandement de la Police nationale, les commandants des zones de défense et leurs états-majors, les regions militaires, les groupes et bases des forces navales et aériennes pour les FARDC ainsi que les inspecteurs divisionnaires provinciaux et les inspecteurs des différents services et structures de la Police nationale étaient présents dans la salle de Congrès du Palais de la Nation.

Comme en juillet, les Officiers généraux et supérieurs ont adressé un acte d’engagement de renouvellement de loyauté et de fidélité au Chef de l’Etat Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Commandant Suprême des Forces armées et de la Police nationale.

« Redevables vis-à-vis de la population congolaise dont elle est l’émanation, les Forces armées et la police nationale rassurent votre Suprême Autorité qu’aucune campagne de séduction de quelque nature que ce soit ne viendra ebranler notre engagement citoyen et notre détermination à demeurer apolitiques, nationales et républicaines », ont-ils déclaré dans leur message intitulé  » La loyauté inébranlable » lu par le Général Major Léon Richard Kasonga.

À eux d’ajouter : »Face aux vicissitudes politiques et langagières de ce moment, rassurez-vous, Excellence Président de la République, nous allons demeurer apolitiques. Notre mission est la protection du chef de l’Etat, la population, ainsi que leurs biens et l’intégrité du territoire national ».

Pendant près de 4 heures d’échanges, le président de la République s’est adressé devant une centaine d’Officiers généraux et supérieurs dont 70 des FARDC et 64 de la PNC en leur rappelant le serment qu’ils ont prêté de servir sous le drapeau.

Il sied de noter que cette causerie morale intervient 5 mois après celle tenue le 11 juillet de cette année dans la même salle. Autre particularité, est qu’elle intervient à quelques jours sauf changement de la double adresse à la nation du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi sur les conclusions des consultations politiques menées du 02 au 25 novembre 2020 mais aussi devant les deux chambres du parlement réunis en Congrès qui doivent partir en vacances parlementaires d’ici le 15 décembre 2020.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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