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RDC/Affaires étrangères : suite à la polémique suscitée par sa démission, Atoki Ileka essaie de calmer le jeu
Désapprouvant les multiples réactions suscitées à la suite de sa démission du poste de Secrétaire général au ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Christian Atoki Ileka est monté au créneau en appellant tout un chacun à respecter sa décision prise, selon lui, pour « des raisons de convenance personnelle ».
« Cher tous,
Je constate avec regret que l’annonce de ma demission a provoqué des reactions qui n »honorent pas et que je desapprouve, » a-t-il écrit sur son compte Twitter.
Et de poursuivre:
« Cette decision l’a été uniquement pour des raisons de « convenance personnelle ». Il serait appreciable de la respecter. »
Notons qu’à la suite de sa démission le lundi dernier, le même diplomate avait indiqué être » irrité par une série d’actes illégaux de la ministre depuis sa nomination », avant de se rétracter 48 heures après.
L’ambassadeur Michael Sakombi, cadre du FCC, avait même évoqué que sa démission faisait suite aux traitements dégradants de sa hiérarchie et à une volonté de vendetta sordide.
« Le Président l’a acté et l’a remercié pour ses bons et loyaux services. Ne jettons pas l’honneur d’un homme aux chiens pour cela », avait déclaré l’ambassadeur Michael Sakombi.
Du côté des pro-CACH, on n’est pas resté de marbre.
C’est Honoré Mvula, président national de Force des Patriotes-RDC (FP) qui a élevé la voix pour déclarer que la démission de M.Atoka Ileka n’était pas un scoop.
« Il était démissionnaire depuis plus d’un mois. Il n’avait pas de choix, vu ses nombreuses casseroles. Il n’y a rien de gentleman …, » a-t-il indiqué sur son compte Twitter, avant de souligner que c’est plutôt la ministre d’Etat qui lui a évité une humiliation au regard du paquet d’actes illégaux décelés à son actif. Pour lui, le diplomate s’est fait simplement déboulonner en toute douceur.
C’est à quoi, le diplomate Michael Sakombi lui a répondu dans un autre tweet:
« Cher Honoré, il faut savoir prendre de la hauteur. Dommage pour un jeune politique qui doit rompre avec des méthodes du passé de se lancer dans pareille vilenie face à un haut fonctionnaire à la carrière exemplaire comme, » a-t-il répondu sur son compte Twitter.
Il sied de rappeler qu’avant d’être nommé Secrétaire général au ministère des Affaires étrangères, Christian Atoki Ileka a travaillé comme diplomate depuis plus de 20 ans. Il a notamment été ambassadeur de la RDC en France, poste qu’il a occupé jusqu’en juin 2018.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
