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RDC: Accusé d’être responsable de la mort en cascade à la présidence, Ruberwa porte plainte !
Ministre d’Etat en charge de la Décentralisation et Réforme institutionnelle, Azarias Ruberwa Manyiwa, est allé en justice contre des personnes « mal intentionnées » qui l’accusent, à travers des réseaux sociaux, d’être notamment responsable de la mort en cascade à la présidence de la République. Ces individus rapportent aussi qu’il est à la base d’un mouvement en gestation pour déstabiliser les institutions, de posséder un cachot personnel dans sa maison et d’y loger près de 2000 militaires à sa solde.
Face à ces accusations, le leader du RCD a confirmé sa plainte ce mercredi 3 Juin auprès du procureur général près la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe, sur les faits de » cybercriminalité » dont il se dit victime depuis quelques mois.
« Il s’agit de la manifestation de la cybercriminalité depuis quelques mois où je fais l’objet des attaques par les personnes mal intentionnées qui m’impute des faits faux, des faits d’infraction d’imputation dommageable, des faits constitutifs de dénonciation calomnieuse, des faits constitutifs d’injure public, des faits constitutifs d’infraction de faux bruits et même des faits constitutifs de tribalisme. Il a été dit que je détiens un cachot où des congolais sont emprisonnés et qui sont devenus des squelettes vivants, il a été dit que chez moi à la maison je détiens 2000 militaires étrangers et qui sont là pour déstabiliser les institutions(…) », a déclaré le ministre de la Décentralisation à la presse.
Choqué qu’on lui « impute » les décès en cascade à la présidence de la République, l’ancien vice-président de la République, sous le régime de 1+4, rappelle qu’il tient à son honneur, car père de famille. » Je vis de l’éthique et de ma foi, et mon travail me suffit. Parmi les auteurs de cette cybercriminalité, ill y a quelqu’un qui s’est affiché publiquement en ouvrant deux comptes Facebook qui diffusent ces informations relayées par des milliers des personnes dans le monde, allant jusqu’à soulever des passions auprès des faibles personnes qui n’analysent pas et qui croient et pensent que tout est vrai. Jusqu’à dire qu’il faut m’arrêter immédiatement (…) Il a même fait recours au conseiller spécial du chef de l’Etat, parce que je prépare des troubles(…). Je ne suis pas un criminel. Dieu est juste, voilà le principal auteur de ce réseau est arrêté est à Makala », conclu-t-il.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Micheline Ombae Kalama en première ligne : Offensive immédiate contre les VBG au Kasaï-Central
À peine arrivée ce lundi 20 avril à Kananga, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, n’a accordé aucun répit à son agenda. Animée par une détermination manifeste, elle s’est rendue directement au Centre de formation des policiers et policières pour lancer une action forte de sensibilisation contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).
Ce choix stratégique, loin d’être anodin, traduit sa volonté de placer les forces de l’ordre au cœur du dispositif de lutte et de protection des victimes.

Une campagne d’envergure soutenue par la coopération internationale
Cette descente de terrain s’inscrit dans une vaste campagne communautaire visant à prévenir les VBG, renforcer la protection des survivants et améliorer leur accès aux services de prise en charge. Ce programme bénéficie de l’appui financier de KOICA, témoignant de l’engagement des partenaires internationaux aux côtés de la RDC.
À travers cette initiative, la ministre entend non seulement sensibiliser, mais aussi provoquer un changement de comportement durable au sein des communautés.
Un appel ferme à une réponse coordonnée

Face à un auditoire composé d’hommes et de femmes en uniforme, Micheline Ombae Kalama a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG exige une réponse coordonnée impliquant tous les acteurs de la chaîne de protection.
Son message est clair : briser le silence, renforcer les mécanismes de dénonciation et garantir une prise en charge efficace des victimes.
Les CISM, piliers de la prise en charge des survivants

La ministre a particulièrement mis en lumière le rôle central des Centres Intégrés de Services Multi-sectoriels (CISM), véritables socles de la stratégie nationale. Ces structures offrent gratuitement une prise en charge holistique aux survivants, incluant :
– des soins médicaux d’urgence,
– un accompagnement psychologique,
– une assistance juridique,
– et des mesures de réinsertion socio-économique.
Pour la ministre, la vulgarisation de ces services est essentielle afin que chaque victime sache où trouver aide et protection.
Les forces de l’ordre, maillon clé de la protection

En choisissant le centre de formation de la police comme point de départ, Micheline Ombae Kalama envoie un signal fort : les policiers et policières doivent être les premiers remparts contre les VBG.
« La lutte contre les VBG ne peut réussir sans une implication totale de ceux qui portent l’uniforme. Vous devez être le rempart des vulnérables et les premiers guides vers les CISM », a-t-elle déclaré.
Le Kasaï-Central au cœur des priorités gouvernementales

Cette mission marque le lancement d’une série d’activités intensives dans le Kasaï-Central, une province où les enjeux liés aux droits des femmes et des enfants restent particulièrement préoccupants.
Par cette action rapide et ciblée, Micheline Ombae Kalama affirme son leadership et sa volonté d’inscrire la lutte contre les VBG parmi les priorités urgentes du gouvernement.
Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
