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“A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles” ( Tribune de Loli NKEMA LILOO, Président de l’AGV)

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La RDC vit depuis près de vingt-cinq ans des situations déconcertantes qui ont apporté le discrédit sur la démocratie congolaise, les institutions de la République ainsi que sur ses animateurs et qui ont remis en cause ces derniers sur le plan de la légitimité.

Ces situations sont l’insécurité comme violation de l’intégrité territoriale, de la souveraineté nationale et des droits humains, la pauvreté avec tout son lot de malheurs et la corruption qui s’est érigée en maître de céans tant dans les institutions du pays que dans la société congolaise. Cette dernière ayant perdu ses repères faute de cohésion sociale a été conditionnée à tolérer même l’intolérable.

Par ailleurs, il faut se rendre à l’évidence que si le bon sens a été volontairement relégué à l’arrière-plan pour faire droit à des visées obscures, il est difficile qu’il revienne en scène par des voies conventionnelles ou par de simples rencontres-débat que certains acteurs clés des crises congolaises considèrent folkloriques.

En effet, « le ver est dans le fruit ». Il sera donc quasiment impossible de voir ceux-là même qui font partie du problème en devenir la solution sans contrainte. « La nature ne nous enseigne-t-elle pas », nous disent les saintes écritures.

Par conséquent, et en tout état de cause, c’est un régime d’exception qu’il convient de mettre en place. En d’autres termes, il est indiqué de créer les conditions ou de « bien faire ce qu’il se doit » pour lutter sans l’ombre d’un doute contre les maux qui gangrènent la bonne marche du pays, car ils sont devenus l’épicentre des souffrances congolaises. Ce serait la suite logique à l’alternance réalisée au sommet de l’Etat et, plus particulièrement, à l’heure de l’Union Sacrée.

Et c’est par là que nous pourrons vraiment contredire la thèse insidieusement défendue par les ennemis de l’Etat congolais que ce pays et ses ressources seraient mieux entre les mains d’autrui. Cette idée rencontre déjà des adhésions et constitue une menace certaine pour l’avenir même de cette nation, de ses fils et filles et des générations futures.

En conclusion, il plane sur l’Union Sacrée l’ombre d’une tentative de récupération politique qui serait défavorable aux intérêts congolais et menaçante à la cohésion si cette mésaventure venait à obtenir gain de cause. Il convient donc d’évaluer si le sort de toute une nation fragilisée à dessein et en grande souffrance peut réellement dépendre d’une politique qui revient à jouer à cache-cache. Et ensuite, de déterminer s’il n’est pas plutôt à son désavantage d’éviter ad vitam aeternam certaines adversités alors qu’elles sont le passage obligé pour obtenir le salut du peuple. Force est de constater que le régime d’exception tel que prévu par la Constitution sera bel et bien la voie par laquelle l’ordre peut être efficacement rétabli.