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Justice

RDC : 2.500 lauréats magistrats en sit-in ce vendredi pour réclamer leur nomination

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Les nouveaux magistrats ayant réussi au concours en 2022 et dont la nomination était prévue en 2024, menacent d’organiser un sit-in, à la cité de l’Union africaine ce vendredi 23 août, pour dénoncer le blocage constaté dans le processus de leur nomination proprement dite.

Ils sont au total 2.500 candidats magistrats, faisant partie du lot de 5000 magistrats retenus au concours organisé par le Conseil supérieur de la magistrature, sur initiative du Président de la république.

Dans un mémorandum adressé au Président de la République, ils lancent un cri de détresse et sollicite l’implication du chef de l’État pour pallier cette situation.

 » Nous sommes victimes du non-respect du chronogramme publié par le Conseil supérieur de la magistrature, qui prévoyait la transmission du projet d’ordonnance de notre nomination au Président de la république en 2024. Certains d’entre nous, venus des provinces pour le contrôle, ne savent pas à quel saint se vouer faute des moyens…nous ne savons pas comment se déroule notre processus de nomination, pourtant nous sommes pris en charge dans la Loi budgétaire en cours », déclarent-t-ils.

Toutefois, les sources recoupées font remarquer que plus de 100 magistrats nommés récemment par le président de la république, sont des fraudeurs, ne faisant donc pas partie de ceux ayant été retenus au concours

Il sied de rappeler que 2.500 candidats magistrats sur les 5000 retenus au concours, ont été déjà nommés et affectés.

Elyane Mukuna et Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET

Justice

Butembo : le COVISMAKI exige justice pour les victimes des massacres de Kikyo, 28 ans après

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« Nous demandons que justice soit faite pour les victimes de Kikyo », a déclaré Junior Mastaki Milton, ce mardi 14 avril 2026 à Butembo, lors de la commémoration des massacres du 14 avril 1998. À travers cette prise de parole, le coordonnateur du COVISMAKI a réaffirmé l’engagement des victimes et de leurs familles à obtenir réparation pour ce drame longtemps resté impuni.

Organisée à la paroisse Saint Sacrément de Lyambo, dans la commune de Kalemire, cette journée de mémoire a rassemblé plusieurs fidèles, autorités locales et acteurs communautaires. Le COVISMAKI a profité de cette célébration eucharistique pour rappeler l’importance de préserver les lieux d’inhumation et de transmettre la mémoire des victimes aux générations futures.

Dans son intervention, Junior Mastaki Milton a insisté sur la responsabilité collective face à ce passé douloureux : « Chaque 14 avril, nous entretenons les tombes pour que les traces ne disparaissent pas », avant d’ajouter que « si ces massacres ont été reconnus, il est incompréhensible que la justice tarde encore à être rendue ».

La commémoration a également connu la participation de plusieurs députés provinciaux, dont Chafi Musitu, Kambale Kibakose Moïse et Christian Mafungula, venus témoigner leur solidarité. Tous ont relayé le message de justice et de reconnaissance en faveur des victimes et de leurs familles.

Des survivantes ont livré des récits poignants, à l’image de Cécile Kavira, qui a perdu son mari enseignant lors des violences. « Il a été tué par balle en tentant de fuir et enterré près du lieu du crime », a-t-elle confié, évoquant aussi les difficultés persistantes auxquelles font face les veuves et les orphelins depuis ce drame.

La journée s’est clôturée par une procession à travers les principales artères de la ville jusqu’au cimetière de Kitatumba, où des gerbes de fleurs ont été déposées au mémorial de Kikyo. Près de trois décennies après les faits, les familles continuent de dénoncer l’absence de justice pour ces centaines de civils tués ou enterrés dans des fosses communes en 1998.

Dalmond Ndungo

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