Justice
Évasion manquée à Makala : Constant Mutamba lance une enquête et promet des sanctions sévères
Constant Mutamba, ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a condamné « des actes de sabotage prémédités » commis la nuit du 01 au 02 Septembre 2024, à la prison centrale de Makala. Il a fait la promesse de donner une réponse ferme aux auteurs de cet incident, tandis que des enquêtes sont en cours afin de repérer et punir les responsables.
« Des actes de sabotage prémédités au CPRK cette nuit, alors que nous nous trouvons en itinérance à l’intérieur du pays pour étendre la politique de désengorgement des prisons et amélioration des conditions carcérales, dictée par le Chef de l’Etat et Magistrat Suprême”, lit-on sur son compte X, hier Twitter.
Et de poursuivre : « Des enquêtes sont en cours pour identifier et sanctionner sévèrement les commanditaires de ces actes de sabotage. Une réponse implacable leur sera réservée. »
En réaction à ce drame, des mesures provisoires ont été prises. Le ministre de la justice et Garde des Sceaux a ordonné ce qui suit :
1. L’interdiction de transfèrement par les magistrats des parquets, des détenus au CPRK, sauf autorisation du Minetat Justice et ce, jusqu’à nouvel ordre;
2. L’intensification du processus de désengorgement des prisons de Makala, Ndolo et de l’intérieur du pays, et l’accélération du projet de délocalisation du CPK par la construction d’une nouvelle prison excentrée de la ville de Kinshasa.
En définitive, le ministre de la justice a remercié les forces de l’ordre et de sécurité pour avoir stoppé cette hémorragie qui représente un coup des ennemis de notre peuple.
Monica Bubanji/CONGOPROFOND.NET
Justice
Butembo : le COVISMAKI exige justice pour les victimes des massacres de Kikyo, 28 ans après
« Nous demandons que justice soit faite pour les victimes de Kikyo », a déclaré Junior Mastaki Milton, ce mardi 14 avril 2026 à Butembo, lors de la commémoration des massacres du 14 avril 1998. À travers cette prise de parole, le coordonnateur du COVISMAKI a réaffirmé l’engagement des victimes et de leurs familles à obtenir réparation pour ce drame longtemps resté impuni.
Organisée à la paroisse Saint Sacrément de Lyambo, dans la commune de Kalemire, cette journée de mémoire a rassemblé plusieurs fidèles, autorités locales et acteurs communautaires. Le COVISMAKI a profité de cette célébration eucharistique pour rappeler l’importance de préserver les lieux d’inhumation et de transmettre la mémoire des victimes aux générations futures.

Dans son intervention, Junior Mastaki Milton a insisté sur la responsabilité collective face à ce passé douloureux : « Chaque 14 avril, nous entretenons les tombes pour que les traces ne disparaissent pas », avant d’ajouter que « si ces massacres ont été reconnus, il est incompréhensible que la justice tarde encore à être rendue ».
La commémoration a également connu la participation de plusieurs députés provinciaux, dont Chafi Musitu, Kambale Kibakose Moïse et Christian Mafungula, venus témoigner leur solidarité. Tous ont relayé le message de justice et de reconnaissance en faveur des victimes et de leurs familles.

Des survivantes ont livré des récits poignants, à l’image de Cécile Kavira, qui a perdu son mari enseignant lors des violences. « Il a été tué par balle en tentant de fuir et enterré près du lieu du crime », a-t-elle confié, évoquant aussi les difficultés persistantes auxquelles font face les veuves et les orphelins depuis ce drame.
La journée s’est clôturée par une procession à travers les principales artères de la ville jusqu’au cimetière de Kitatumba, où des gerbes de fleurs ont été déposées au mémorial de Kikyo. Près de trois décennies après les faits, les familles continuent de dénoncer l’absence de justice pour ces centaines de civils tués ou enterrés dans des fosses communes en 1998.
Dalmond Ndungo
