Santé
RDC : 16 formateurs en formation sur les questions liées à l’avortement sécurisé
Dans le soucis de contribuer à la amélioration de l’engagement communautaire sur les questions liées à l’avortement, l’IPAS organise au cercle Elaïs de Kinshasa une session de formation des formateurs qui s’étendra du mercredi 28 au vendredi 30 juillet.
A en croire les organisateurs, cette session vise le renforcement des capacites de 17 formateurs en clarification des valeurs et transformation des attitudes face à l’avortement(VCAT) ; Constituer un noyau des formateurs en VCAT;
Elaborer les termes de référence fonctionnement du noyau des formateurs; Mettre en place un plan de suivi post atelier.
Ceux-ci sont venus respectivement de Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Bukavu et Haut-Katanga.
Avec un taux de morbidité maternelle élevée (846 cas sur 100.000 nouveaux nés), 31 femmes meurent suite aux avortements chaque semaine en RDC. C’est cette situation alarmante qui a poussé à l’organisation de cette session qui vise le renforcement des capacités de ces formateurs.
Il sied de rappeler que la RDC a validé depuis un bon moment, les normes et directives des soins complets d’avortement centré sur la Femme (SCACF) qui ouvrent la voie à l’offre des services des SCACF mais également permettent au niveau communautaire d’améliorer son engagement et celui des parties prenantes politique sur des questions liées à l’avortement.
C’est dans ce cadre que Ipas, Ong d’origine américaine appuie le ministère de la Santé ainsi que la Société civile pour mettre sur pied un pool des formateurs en clarification des valeurs et la transformation
des attitudes face à l’avortement.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
