Actualité
Crise cardiaque : apprendre des gestes qui sauvent ( Par Mme Édith Mpunga, infirmière)
La crise cardiaque fait de nombreuses victimes chaque année et elle peut toucher n’importe qui. Comment la reconnaître et comment réagir ? Quelques gestes simples, comme le massage cardiaque, peuvent faire repartir le coeur et éviter de lourdes séquelles à la victime. Apprenez ces gestes qui sauvent avec Mme Edith Mpunga, initiatrice de la Fondation EMME ( FEMME).
Ancienne de l’ISTM à Kinshasa, elle explique, à travers cette tribune, les premiers gestes de secours à apporter le plus vite possible pour permettre d’améliorer la survie des patients.
Edith Mpunga a travaillé, entre 1989 et 2001, à la Fonction publique en RDC.
Qu’est-ce qu’un arrêt cardiaque ?
L’arrêt cardiaque correspond à un arrêt du fonctionnement du coeur qui n’a plus d’activité électrique ou qui a une activité électrique anarchique qui ne lui permet pas de faire son travail de pompe, c’est-à-dire d’envoyer du sang à tous les organes et en premier lieu au cerveau. Chaque minute compte !
Chaque minute qui passe sans que la victime ne soit massée ou sans que le coeur ne reparte, c’est du temps sans que le cerveau ne soit irrigué, et c’est 10% de survie en moins.
Il est donc absolument indispensable d’agir immédiatement, d’autant plus que la majorité des arrêts cardiaques « inopinés » se produisent devant des témoins : dans un lieu public, sur un terrain de sport, sur le lieu de travail, ou à domicile…
La chaîne de survie
Trois gestes principaux doivent être retenus. Ils appartiennent à ce qu’on appelle la chaîne de survie :
- Premier geste : alerter les secours
- Deuxième geste : débuter le massage cardiaque
- Troisième geste : aller chercher et utiliser un défibrillateur.
Ci-dessous,en images, les gestes à faire
CONDUITE À TENIR DEVANT UN ARRÊT CARDIO-RESPIRATOIRE
- RECONNAISSANCE DE L’ARRÊT CARDIAQUE ET ALERTE
3 choses importantes à savoir et à rechercher :
- Inconscient, ne bouge pas
- Ne répond pas à l’appel
- Ne respire pas ou respire avec des mouvements respiratoire réflexe, bruyants mais inefficaces.

- SE PROTÉGER ET PROTÉGER LA VICTIME
En évacuant tout le monde à une bonne distance. (Ex : sur une voie à grande circulation évacuer tout le monde)
Appel le secours médical
- COMMENCER LA RÉANIMATION CARDIO-PULMONAIRE (RCP) DE BASE
- Allonger le patient à plat dos sur un plan dur, le secouriste agenouillé sur le côté.

- Basculer la tête en arrière pour libérer les voies aériennes supérieures

- Une paume sur le sternum, l’autre sur le dos de la première
- Réaliser la dépression thoracique de 5-6 cm, bras tendus avec un rythme de 30 compressions suivies de 2 insufflations d’environ 1 seconde au point d’atteindre un rythme de 100 compressions par minute.
- Eviter toute interruption.
- UTILISER LA DEFIBRILLATION LE CAS ÉCHÉANT
La défibrillation doit être mise en œuvre devant tout ACR pour augmenter les chances de survie grâce à un défibrillateur automatique qui peut être utilisé par tout un chacun.
- RÈGLES SUR L’ARRÊT DE LA RÉANIMATION
- Généralement la réanimation est arrêtée
- Après la reprise d’une bonne activité cardiaque ou l’arrivée du secours
- À l’absence de la reprise d’une bonne activité cardiaque après 30mn de réanimation bien conduite, sauf en cas d’hypothermie, d’une cause toxique ou de la persistance d’une autre cause curable
Le personnel médical qualifié est habilité à mettre en route la réanimation cardio-respiratoire spécialisée.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
