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RDC : 10 choses à savoir sur François Beya, l’homme clé du système Tshisekedi

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Puissant « Monsieur sécurité » du chef de l’État, cet homme aussi discret qu’incontournable intervient dans les dossiers les plus sensibles.

1.Mobutu

Pur produit des renseignements, dans lesquels il a fait toute sa carrière, François Beya a d’abord été recruté par Seti Yale, le conseiller à la sécurité de Mobutu Sese Seko. À ses côtés, il gravit les échelons au sein du Centre national de documentation (ancêtre de l’Agence nationale de renseignements, ANR) puis du Conseil national de sécurité (CNS). Avant la chute du maréchal, en mai 1997, Beya dirigeait le cabinet d’Honoré Ngbanda, l’un des plus fidèles « sécurocrates » de Mobutu.

2. Shin Beth

Mokolo wa Mpombo, qui dirige à l’époque le service des renseignements du maréchal, l’envoie se former au Shin Beth, le contre-espionnage israélien. Les années suivantes, Beya multiplie les formations et développe son réseau à travers l’Afrique, mais aussi en Europe et aux États-Unis. Sa dernière session de formation outre-Atlantique a eu lieu à la National Defence University, en Virginie (États-Unis), entre 2009 et 2011.

3. Exil

Comme de nombreux cadres de l’ère Mobutu, il quitte le pays à l’arrivée de l’Alliances des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), en 1997, et s’installe momentanément en Europe. À Kinshasa, sa résidence de Binza est attaquée et occupée par des soldats de la rébellion de Laurent-Désiré Kabila. Beya revient finalement au Congo peu de temps après. Il est rapidement adoubé par Didier Kazadi Nyembo, l’administrateur général de l’ANR qui en fait, sur recommandation de ses contacts, son directeur de cabinet.

4. « 1+4 »

Le réseau de celui que l’on surnomme « Fantomas » est aussi familial. Son beau-frère par alliance est Arthur Z’ahidi Ngoma, l’un des vice-présidents dans le régime « 1+4 », entre 2003 et 2006. Ce dernier le nomme d’abord dans son cabinet comme conseiller à la sécurité avant de lui confier le poste de directeur général adjoint de la Direction générale de migration (DGM).

5. Joseph Kabila

Avant d’être recruté par son beau frère, Beya avait approché Vital Kamerhe, alors secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Il lui avait promis de l’introduire auprès de Joseph Kabila. La rencontre ne s’était pas concrétisée mais au lendemain des élections de 2006, remportées par Kabila, Beya est reconduit comme numéro deux de la DGM avant d’en prendre les rênes. Il demeure aux côtés Kabila jusqu’à l’accession au pouvoir de Félix Tshisekedi, en janvier 2019.

6. Réseau d’affaires Makutano

François Beya a aussi ses entrées dans les milieux d’affaires. Ambroise Tshiyoyo, le président de la chambre de commerce franco-congolaise, est son cousin. Ce dernier est marié à Nicole Sulu, fondatrice du réseau d’affaires Sultani Makutano et gérante de l’hôtel Sultani, où Beya possède des bureaux. Selon nos informations, c’est en partie grâce au carnet d’adresses de Beya que ce think tank a construit son succès.

7. Mandataire

Son grand-frère, Constantin Tshiyombo, ancien banquier basé à Kigali rentré au pays peu après l’arrivée de l’AFDL, a été nommé le 14 juillet dernier à la tête du conseil d’administration du Fonds pour la promotion de l’industrie par le ministre de l’Industrie, Julien Paluku Kahongyha.

8. Union sacrée

François Beya a joué un rôle essentiel dans la mise en place de l’Union sacrée. De la nomination des juges à la Cour constitutionnelle à la restructuration de l’armée, il a été sur tous les fronts pour permettre à Félix Tshisekedi de reprendre le pouvoir qu’il partageait avec son prédécesseur. Il est également en contact avec plusieurs personnalités politiques de premier plan, dont Joseph Kabila, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba.

9.Ennemis

Des détracteurs, François Beya en compte beaucoup, que ce soit dans le camp présidentiel, où il entretient des relations délicates avec Jean-Marc Kabund, le puissant président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, parti présidentiel), ou au Front commun pour le Congo (FCC, opposition), où certains l’accusent d’avoir joué un rôle dans la mise à l’écart de ses anciens collègues des services, dont Kalev Mutondo et John Numbi, aujourd’hui en cavale.

10. Centrafrique

Il dispose de solides contacts à Bangui, notamment celui du président Touadéra. Ce dernier l’a d’ailleurs décoré de l’Ordre national du Mérite centrafricain en décembre 2019. Selon nos informations, il aurait aussi fait office de médiateur de l’ombre, début 2020, entre Faustin-Archange Touadéra et son prédécesseur, François Bozizé, aujourd’hui dans le maquis.

Jeune Afrique


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Nord-Kivu/Ituri : Sama Lukonde relève les différents points saillants de sa mission de suivi et évaluation de l’état de siège

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Arrivé à la fin de sa tournée de suivi et évaluation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a dressé, vendredi 23 septembre 2022, dans la soirée, avant de quitter Goma, le bilan de ses activités dans cette partie du territoire national, où il a été, non seulement pour évaluer la mise en œuvre de l’état de siège, mais aussi pour être aux côtés des familles endeuillées et celles déplacées à la suite des atrocités commises par les forces négatives, dont les ADF et les terroristes du M23 soutenus par le Rwanda.

Résumant sa mission officielle dans les deux provinces en état de siège, le Premier Ministre s’est exprimé en ces termes :

 

« Tout d’abord, je voudrais revenir sur l’annonce que j’ai faite lorsque je suis arrivé ici, à Goma, dans la province du Nord-Kivu. J’ai mentionné que nous étions là, à la suite de la demande de l’autorité suprême de venir faire une évaluation. Comme vous savez, la paix et la sécurité dans cette partie du pays, sont très chères à Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Nous avons entamé cette tournée depuis quelques jours, ici à l’Est de la République démocratique du Congo, en commençant par l’Ituri, où nous avons eu d’abord un Conseil de sécurité, puis des échanges avec toutes les forces vives. Cela nous a permis d’avoir un aperçu clair à ce niveau-là, des travaux qui doivent se faire surtout dans la sensibilisation, les discussions intracommunautaires, qui vont déboucher finalement sur des discussions intercommunautaires. Ça, c’est pour la province de l’Ituri. Et, le combat qui doit continuer à se faire en ce qui concerne les ADF, qui continuent à endeuiller nos populations ».

 

A Goma, tout comme à Bunia, cette tournée était l’occasion, pour le chef du gouvernement, de discuter aussi avec toutes les forces vives en vue d’avoir leur ressenti et mieux orienter l’action Gouvernementale pour le mieux-être de la population de ces terroirs.

 

 » Ici, dans la province du Nord-Kivu, comme nous l’avions fait aussi d’ailleurs dans l’Ituri, nous avons annoncé que nous venions pour d’abord, être aux côtés de ces familles qui sont endeuillées, être aux côtés de ces familles qui sont déplacées. Vous connaissez cette situation que nous avons dans le Rutshuru. A Bunagana, nous avons ces familles des déplacés, qui sont d’ailleurs rentrées par patriotisme et qui ont besoin de l’assistance humanitaire. Nous avons promis d’être vraiment à leurs côtés. Ensuite, nous avons eu aussi, ici, un Conseil de sécurité, où l’état de la province nous a été donné. C’était l’occasion aussi de discuter avec toutes les forces vives et avoir leur ressenti que cela puisse mieux orienter notre action. Donc, sur les points saillants, nous avons reçu cette revendication, qui avait été faite par rapport à la Monusco. Nous avons discuté avec les mouvements citoyens, avec la société civile. Nous avons fait appel à leur sens de responsabilité, en disant que la constitution garantit toute forme de revendication, mais la constitution garantit aussi le droit à la vie. Et que c’est important, pour nous, en tant qu’autorités, qui avons la responsabilité justement de la protection des biens et des personnes, que nous soyions toujours au fait en termes de responsabilité. Nous avons eu a déplorer récemment dans le cadre de ces revendications, demandant le retrait de la Monusco, à regretter, à déplorer des morts. Nous ne voulons plus voir cela arriver. Et donc, c’était vraiment une demande de responsabilité pour qu’on s’assure que nous épargnons des vies. Nous sommes déjà dans une situation sécuritaire difficile. Il faut concentrer nos forces là où nous avons véritablement ces forces négatives, cette agression que nous avons, qui est activée par le Rwanda. C’est là que nous devons mettre l’énergie. Ça, c’était l’un des premiers faits saillants qui a été dans nos échanges. Ensuite, nous avons échangé sur d’autres questions qui préoccupent la population, notamment la sécurité, le banditisme, et nous assurer qu’avec les autorités militaires, nous puissions adresser ces questions surtout autour des questions des tracasseries qui ont été mentionnées. Nous estimons que nous, en tant qu’autorités, nous devons suivre ce que la population nous dit et travailler dans le sens de lui garantir son bien-être. C’est une population, qui n’a que trop souffert. Et donc, nous sommes très sensibles aux messages qui nous sont donnés », a-t-il ajouté.

 

Sensible aux demandes de la population, le chef du gouvernement a instruit le gouverneur militaire du Nord-Kivu à trouver, de commun accord avec le Conseil provincial de sécurité, le moyen de lever le couvre-feu dans la ville de Goma.

 

 » Nous avons eu aussi cette demande qui a été faite particulièrement pour la ville de Goma, en ce qui concerne les restrictions en termes de déplacements. Et nous avons discuté avec le gouverneur militaire et donner une indication pour qu’il puisse très vite réunir le Conseil de sécurité et voir les modalités de lever le couvre-feu, tel que c’est vécu actuellement dans la ville de Bunia, tout en garantissant la sécurité des personnes. C’est un peu en résumé, ce qu’ont été nos échanges du point de vue des points saillants. Donc, c’est un travail qui va se faire et être annoncé très rapidement. Pour les autres questions purement sécuritaires et d’opérations militaires, nous réservons la primeur à Son Excellence Monsieur le Président de la République en termes de présentation du rapport, pour qu’il puisse nous donner des orientations. Nous sommes arrivés au terme de cette visite. Et nous remercions la province et tous ses fils et filles qui nous ont accueillis », a conclu le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde.

 

 

Cellule de communication de la Primature


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