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Exetat 2021: les résultats annoncés pour ce jeudi 30 septembre !
Le ministère de l’Enseignement primaire secondaire et technique (EPST) a achevé la phase de correction des épreuves de l’examen d’État, édition 2021. Les résultats de toutes les provinces seront disponibles ce jeudi 30 septembre.
Mais dans l’entre-temps, les résultats de la province du Haut-Katanga sont déjà disponibles. Le lauréat de la province de Jacques Kyabula s’appelle Angie Kulenduka Muswamba. Agée de 18 ans, elle a obtenu 89 %, option: Commercial et gestion.
Selon le communiqué signé par Me Eddy Bantu, directeur de cabinet du ministre de l’EPST, les résultats des autres provinces vont être connus ce jeudi 30 septembre 2021, après la cérémonie de remise des CD des résultats de toutes ces entités aux opérateurs des réseaux téléphoniques par le ministre de l’EPST, Tony Mwaba.
Il sied de préciser que le ministre de tutelle avait annoncé, le 2 septembre dernier, au cours d’un entretien à la RTNC, que les résultats des épreuves de l’examen d’État seront publiés à la fin de ce mois de septembre.
Le professeur Tony Mwaba Kazadi avait prévenu que la forte participation des finalistes, en 2021, pourrait avoir de l’impact dans la correction et la publication des résultats. Un exercice qui a pris près d’un mois.
Il est à rappeler que les épreuves ordinaires de l’examen d’État avaient débuté le lundi 30 août dernier et se sont clôturées le jeudi 2 septembre. Tony Mwaba avait lancé ces épreuves dans la province du Kwango, dans la ville de Kenge, chef-lieu de la province. Près de 800.000 finalistes ont pris part à cette session 2021 à travers toute la République Démocratique du Congo ainsi que dans certains pays voisins.
PBB/CONGOPROFOND.NET
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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles
C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.
Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle
Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.
La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.
Des contenus déconnectés des réalités africaines
Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.
À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.
Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.
Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.
Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?
Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
