Actualité
Projet « Yabiso SA » : Encore une nouvelle arnaque du milliardaire israélien Dan Gertler !
Alors que plusieurs organisations locales l’accusent d’exploitation illégale des minerais en RDC pour son enrichissement personnel et de bradage de nos ressources, le milliardaire israélien et magnat des mines Dan Getler avait eu la pensée de lancer son projet intitulé « Yabiso, » qui signifie « C’est à nous » en lingala. Il s’agit, selon son auteur, d’un nouveau véhicule financier inspiré pouvant permettre pour la première fois au peuple de la RDC de participer directement à la richesse minière du pays.
Selon Dan Getler, « Yabiso » détiendra 30 % du flux de redevances de Metalkol (acquis de la Gécamines en juin
2017 pour un total de 83 millions de dollars). Ces 30% seront transférés dans ce véhicule financier à prix coûtant, ce qui en fait un véritable partenariat.
Les actions de Yabiso seront ensuite mises à la disposition du peuple de la RDC pour être achetées en 2021, à la même valeur que celle à laquelle Multree SASU (une société liée
au Gertler Family Trust) a acquis pour la première fois le flux de redevances, ce qui en fait un véritable partenariat. »
Lors de son point de presse à Kinshasa, Dan Gertler a déclaré :
« Je suis conscient de la critique selon laquelle les bénéfices de l’industrie minière en RDC peuvent échapper à ceux pour
qui les bénéfices devraient être les plus clairs. En l’absence d’un marché boursier en RDC, et sans possibilité de co-investissement dans une quelconque opération, les options pour le Congolais ordinaire sont extrêmement limitées. Ce n’est pas normal. J’agis maintenant et j’espère qu’en agissant ainsi, j’amorcerai une nouvelle approche de l’investissement en
RDC. Cela permet aux Congolais ordinaires de participer directement à ce que nous espérons tous être un projet d’investissement réussi et innovant. Investir en RDC est risqué. L’acquisition du flux de redevances de Metalkol en 2017 était elle-même risquée. Mais grâce au travail acharné des équipes sur le terrain, et à un environnement de marché plus favorable, la mine est maintenant en mesure de commencer à payer des redevances, elle a maintenant conclu l’accord de paiement anticipé à la Gécamines. Je suis honoré que Yabiso soit la première occasion pour les Congolais de participer directement à la richesse minière de la RDC. Je reconnais qu’il y a encore beaucoup de questions sur cette nouvelle opportunité et comme nous nous approchons du lancement officiel, je suis confiant que nous pourrons certainement y répondre « .
« Après que le mécanisme et la gouvernance aient été mis en place suivant les régulations congolaises, tout ressortissant
de la RDC qui souhaite participer au futur flux de redevances acquis par Yabiso pourra acquérir des parts de Yabiso, à partir d’un investissement minimum de 50 € jusqu’à 10 000 €., » a-t-il ajouté.
Les candidats seront soumis à un processus de sélection
rigoureux, afin de limiter la participation aux citoyens congolais individuels ; elle n’est pas ouverte aux entreprises, aux hommes politiques ni aux régulateurs.
Dan Gertler s’était dit conscient du fait que pour de nombreux Congolais, ce type d’investissement sera au-dessus de leurs
moyens, même à des niveaux peu élevés. Il lance donc un mécanisme qui permettra aux investisseurs de bénéficier d’un prêt sans intérêt (« le Prêt ») pouvant aller jusqu’à 100% de la valeur des actions émises. Le Prêt sera remboursable par Yabiso à partir du flux de royalties, avec une période de grâce de 5 ans.
Selon le programme etabli par son concepteur, « Yabiso » devrait être opérationnel et obtenir une licence complète au cours du premier trimestre 2021, les premiers dividendes étant versés aux investisseurs au cours du deuxième trimestre de la même année. »
Or il s’avère que nous sommes début septembre 2021 et le projet n’a toujours pas débuté.
Le projet n’étant ni opérationnel et encore moins les premières dividendes versées aux soumissionnaires. Aucune trace quelque part !
Et pourtant, il a été promu que Yabiso sera gérée de manière transparente par une direction professionnelle et un conseil d’administration indépendant, et sera entièrement contrôlée par des auditeurs indépendants. Ce qui n’a pas été fait.
Jusqu’aujourd’hui, la Société Anonyme Ya Biso SA faisant appel public à l’épargne », n’existe que dans l’imaginaire du riche homme d’affaires israélien à qui l’ancien Président Joseph Kabila a octroyé un passeport congolais.
Le Web Yabiso et des comptes sur les réseaux sociaux créés sont restés des coquilles vides, confirmant une nouvelle fois les élans d’un projet utopique pour camoufler les dossiers sales auxquels il serait entaché notamment: Fleurette MUMI où il réclame plus de 200 millions des USD à Gecamines, les blocs pétroliers de l’océan Atlantique et du lac Albert acquis au prix des bouchées de pain et où il réclame des centaines des millions des USD aux autorités congolaises.
Plusieurs personnes qui avaient salué cette initiative commencent à la dérouter au motif qu’elle ressemble de plus en plus à un « neutralisant » visant à adoucir les actions des autorités congolaises pour reprendre la 8main des richesses acquises par des moyens frauduleux et peu orthodoxes par cet homme controversé et traqué par plusieurs pays dont les États Unis d’Amérique.
Toujours est-il qu’hormis YaBiso, Dan Getler a mille moyens s’il le voulait de partager sa richesse avec des pauvres congolais dont il s’est enrichi derrière leurs dos meurtris en contribuant au développement social des communautés où son activité est exercée notamment la construction des écoles, des routes, des hôpitaux, des orphelinats, des fermes agricoles et d’élevage, etc.
Dossier à suivre
Bishop Bishop Mfundu
Actualité
Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
