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Examen d’État à Masisi : fraude et tricherie à ciel ouvert sous couverture de « Frais de Labo

 

Pendant que les épreuves d’examens d’État se poursuivent sur l’étendue du territoire national, la Société civile du territoire de Masisi tire la sonnette d’alarme et dénonce une forme de fraude qui se fait constater dans cette partie de la province du Nord-Kivu. Selon cette structure citoyenne, une fraude scientifique est actuellement entretenue en territoire de Masisi par certains gestionnaires d’école en complicité avec des inspecteurs indignes.

Dans un entretien avec nos confrères de la place, ce mercredi premier septembre 2021, la Société civile de Masisi centre révèle que les chefs d’établissement demandent aux élèves finalistes le payement de ce qu’ils appellent « frais de Labo ». A en croire cette structure, ces frais payés par les élèves n’ont rien à voir avec le laboratoire, mais servent à la corruption de certains inspecteurs afin qu’ils remettent les questionnaires d’examens aux élèves avant passation des épreuves.

David Mwisha Kasiwa, président de la Société civile forces vives de de Masisi, renseigne que cette découverte est la résultantes d’enquêtes menées, d’une manière indépendante, par les membres des différentes structures de la Société civile locale. « Après enquêtes, nous avons compris que les chefs d’établissements de la commune rurale de Masisi sont impliqués dans la fraude. Ils demandent à chaque candidat aux examens d’État des frais qui s’évaluent à 1000Fc et ils les appellent Frais de Labo. C’est-à-dire de l’argent récolté pour qu’ils soient en mesure de convaincre les inspecteurs, de qui ils espèrent recevoir les questionnaires, les amener au quartier pour résolution et afin les amener aux élèves dans les salles de passation d’examen le lendemain », explique-t-il.

 » Nous sommes des enseignants, nous sommes sûrs des capacités de nos apprenants », ajoute David Mwisha Kasiwa, qui dit regretter ce comportement de la part de certains chefs d’établissement. Mais aussi, il dit regretter que cette situation persiste dans la contrée, alors que les autorités compétentes sont saisies depuis plus d’une année maintenant.

Dans la foulée, il renseigne également que même le jeudi 28 août dernier, date de lancement de ces épreuves en RDC, les autorités avaient été alertées par la Société civile au sujet de ces actes d’antivaleurs, mais rien n’a été pris comme mesure et la pratique se pérennise.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET