Education
Projet « PERSE » au Kasaï : 7 réformes pour moderniser le système éducatif congolais
Le Projet d’Équité et de Renforcement du Système Éducatif (PERSE) a organisé, ce jeudi 6 novembre à Tshikapa, une journée de restitution consacrée à la présentation des résultats des réformes majeures initiées par le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC).
La rencontre a réuni plusieurs personnalités, parmi lesquelles le ministre provincial de l’Éducation, représentant le gouverneur, des députés provinciaux, des autorités scolaires ainsi que des syndicats du secteur.
Deux experts ont pris la parole : le professeur Rombaut Nana, spécialiste en chef du projet PERSE, et le professeur Richard Musomo Amundala, expert en modernisation du système éducatif.
Ce dernier a exposé sur la réforme de l’automatisation du système d’information (e-SIGE), un outil numérique destiné à moderniser la gestion des données scolaires pour les rendre plus fiables, automatiques et accessibles.
Le professeur Rombaut Nana, pour sa part, a présenté un aperçu général du PERSE, né dans la foulée de la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire en République démocratique du Congo.
Intervenant à son tour, la PROVED Virginie Alembe a encouragé les participants à pérenniser les acquis du projet au Kasaï, tandis que le ministre provincial Gérard Bosco Mundeke Kavudisa a appelé à une mobilisation collective pour « former une élite congolaise capable d’assumer les responsabilités d’État à tous les niveaux ».
Il a par ailleurs rappelé les trois piliers qui soutiennent l’action du PERSE :
– la gratuité de l’enseignement de base ;
– la vision des stratégies sectorielles de l’éducation à l’horizon 2025 ;
– et la rationalisation des bureaux gestionnaires.
Le projet PERSE porte aujourd’hui sept réformes majeures :
1. Automatisation du système d’information (e-SIGE) ;
2. Automatisation de la paie des enseignants (DINACOP) ;
3. Rationalisation du processus de création des écoles et bureaux gestionnaires (MRPCEB) ;
4. Allocation équitable des frais de fonctionnement ;
5. Recrutement basé sur le mérite ;
6. Mécanisation de la gestion des plaintes et prévention des VBG ;
7. Défis, perspectives et recommandations pour un système éducatif plus performant.
Faustin Nkumbi
À la Une
L’audace du savoir – bâtir l’école de la renaissance journalistique : Professeure Espérance Bayedila nommée à la tête de l’UNISIC
Dans une décision saluée tant par le monde académique que par les professionnels des médias, la Professeure Espérance Bayedila accède au rectorat de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), l’ex-IFASIC anciennement ISTI. Cette nomination n’est pas simplement un changement de fonctionnaire.
C’est l’avènement d’une architecte intellectuelle à la tête d’une institution pivot pour l’avenir démocratique et culturel de la République Démocratique du Congo. Le parcours du Professeur Bayedila est intrinsèquement lié à celui de l’institution qu’elle dirige désormais. N’ayant cessé de gravir les échelons avec rigueur et passion, elle incarne l’excellence et la constance.
Docteure en Sciences de l’Information et de la Communication, son expertise est internationalement reconnue, forgée par des recherches pointues et un engagement pédagogique sans faille. Passer du statut d’étudiante à celui de rectrice est le symbole puissant d’une méritocratie accomplie, inspirante pour toute une génération d’apprenants, particulièrement les jeunes femmes congolaises.
À l’heure où les défis informationnels sont colossaux ( lutte contre la désinformation, révolution numérique, nécessité d’un journalisme éthique et rigoureux ), la mission de l’UNISIC est plus cruciale que jamais. La Professeure Bayedila incarne la réponse à ces défis. Son projet n’est pas de gestion, mais de transformation. Elle porte une vision claire : faire de l’UNISIC le laboratoire national et régional des métiers de la communication de demain.
Sous son impulsion, l’université est appelée à devenir bien plus qu’un centre de délivrance de diplômes. Elle se positionne comme un “think tank” actif, un espace où se conçoivent les modèles de communication du futur, adaptés aux réalités africaines. On y formera des journalistes intègres, des communicateurs stratégiques innovants, des experts en gouvernance des données et en intelligence numérique.
Ceux qui sont capables de porter la voix du Congo sur la scène mondiale avec professionnalisme et créativité. La nomination d’une femme à ce poste stratégique est un signal fort. Le Professeur Bayedila représente ce leadership féminin, à la fois ferme, inclusif et visionnaire, dont l’Afrique a tant besoin. Son approche est celle du dialogue, de la collégialité et de l’ouverture. Elle entend fédérer les énergies, valoriser le corps professoral.
Elle entend renforcer les partenariats avec les médias nationaux et les géants du numérique, et tisser des liens solides avec le réseau académique international. Avec la Professeure Espérance Bayedila aux commandes, l’UNISIC ne se contente pas de tourner une page ; elle en écrit une nouvelle, ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir. Son rectorat promet d’insuffler une dynamique inédite : la modernisation des curricula, le renforcement de la recherche-action au service de la société.
Et la promotion d’une éthique irréprochable dans l’usage de l’information. En cette ère de l’économie de la connaissance, une nation se bâtit aussi par la maîtrise de sa narration et de ses canaux de communication. En confiant les clés de son école de la communication à une intellectuelle de cette envergure, la RDC fait le pari stratégique de l’intelligence, de l’innovation et de l’intégrité.
Bienvenue, Madame la Rectrice Espérance Bayedila. Votre parcours est une fierté, votre vision est une promesse. Sous votre guidance, l’UNISIC est appelée à rayonner comme le phare indispensable qui éclairera la construction d’un espace médiatique congolais libre, responsable et puissant, au cœur d’une Afrique en mouvement. Bon mandat à vous !
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
