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Procès « François Beya »: L’avocat français du Conseiller spécial veut porter le dossier devant les instances internationales !
Dans un communiqué de presse parvenu ce mercredi 13 juillet 2022 à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, l’avocat français du Conseiller spécial en charge de la Sécurité du président de la République, Me Antoine Vey, a égrené des « graves manquements aux droits fondamentaux de son client », notamment la non information des motifs de son arrestation, son maintien arbitraire en détention pendant 60 jours par l’ANR au secret, le refus de contacter ses proches et ses avocats, la transmission de son dossier à une juridiction militaire en dépit de son statut de civil, la privation des soins
médicaux que nécessite son état de santé, etc. Face à ces irrégularités, il annonce qu’il va prochainement introduire des recours devant les instances internationales de défense des droits de l’homme pour dénoncer les violations dont est victime François Beya.
Ci-dessous, l’intégralité de la communication de Me Antoine Vey.

François Beya, conseiller spécial du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a été brutalement interpellé.
Conseiller chargé de la sécurité depuis l’élection de Félix Tshisekedi en 2019,
Monsieur François Beya était également chef du Conseil national de sécurité,
instance chapeautant l’ensemble des services de renseignement. Il avait
auparavant dirigé, pendant 12 ans, la Direction générale des migrations.
Aujourd’hui âgé de 67 ans, cet homme modéré et discret dont l’expertise est
reconnue par la communauté internationale du renseignement, a effectué toute sa carrière au sein des dispositifs sécuritaires de l’Etat congolais au service de quatre dirigeants successifs.
En réalité, son arrestation procède manifestement d’un règlement de comptes dans le cadre d’une guerre interne des services congolais, comme le démontre le dossier pénal qui nous a été transmis.
La procédure a été émaillée de graves manquements aux droits fondamentaux de Monsieur François Beya. A titre d’exemple, celui-ci a été interpellé sans être informé des motifs de son arrestation, et a ensuite été maintenu arbitrairement en détention pendant 60 jours par l’Agence nationale des renseignements, au secret, sans aucun titre légal, sans contacts avec ses
proches et ses avocats, et sans même être entendu avant plus de trois semaines par un agent de l’ANR. Son dossier a ensuite été transmis à une juridiction militaire en dépit de son statut de civil. Il a également été privé des soins médicaux que nécessite son état de santé.
Au terme d’une instruction totalement factice, Monsieur François Beya a été
renvoyé devant la Haute cour militaire de Kinshasa pour participation à un
complot contre la personne du chef de l’Etat et d’incitations de militaires à
l’indiscipline, sans même que le ministère public ne précise la date, le lieu ou les participants de ce supposé complot.

Son procès s’est ouvert à huis clos le 3 juin dernier devant la Haute cour
militaire, qui ne peut en aucun cas être considérée comme une juridiction
indépendante et impartiale.
Irrégulièrement arrêté et détenu, Monsieur François Beya se voit maintenant irrégulièrement juger.
Hier, devant la vacuité du dossier et la partialité des juges, l’équipe de défense
congolaise a ainsi décidé de quitter le procès. La Haute cour a suspendu son
audience jusqu’à nouvel ordre.
Le cabinet Vey et associés, en charge de la coordination de la défense
internationale de Monsieur François Beya, va prochainement introduire des
recours devant les instances internationales de défense des droits de l’homme pour dénoncer les violations dont il est victime.
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Une première en RDC : Transco passe à la billetterie électronique dès le 1er mai !
À compter du 1er mai 2026, la société publique Transco franchit un cap historique en amorçant une transformation majeure de ses services. Le réseau de transport en commun annonce la fin définitive de la billetterie en espèces au profit d’un système entièrement électronique.

Fin du cash, fin des contraintes
C’est la fin d’une époque pour des milliers d’usagers. Les billets achetés en liquide, les difficultés liées à la monnaie et les longues files d’attente appartiendront désormais au passé. Cette réforme vise à fluidifier l’accès aux bus et à améliorer l’expérience globale des passagers.
Avec l’introduction de la billetterie électronique, Transco s’inscrit résolument dans une dynamique de modernisation. Paiement digital, gain de temps et simplification des procédures deviennent les nouveaux standards pour les usagers.
Une avancée majeure pour Kinshasa et les provinces
Cette innovation constitue une première en République démocratique du Congo pour un réseau de transport public de cette envergure. De Kinshasa aux autres provinces, cette réforme symbolise une volonté d’offrir des services plus fiables, sécurisés et adaptés aux exigences actuelles.
Au-delà du confort, cette transition vers le numérique permettra également de renforcer la transparence dans la gestion des recettes et de limiter les pertes liées à la manipulation de liquidités.
Un pas vers le futur
Avec cette initiative, Transco ouvre la voie à une nouvelle ère du transport urbain en RDC. Plus moderne, plus sûr et plus efficace, le système de transport public se réinvente pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain.
Le futur de la mobilité congolaise est en marche.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
