Actualité
Kasaï Central : Le Gouverneur J. Kabeya inaugure les écoles et centres de santé construits par le fonds social à Dibaya !
Le gouverneur de Province, John Kabeya Shikayi, a inauguré le mardi 12 juillet 2022, 25 écoles et centres de santé construits par le Fonds Social de la République, dans le territoire de Dibaya.
La cérémonie s’est déroulée à Tshimbulu, en présence des élus du coin et de certains membres du gouvernement provincial.
Il est à noter que ces infrastructures ont été construites dans le cadre du projet Step2 du Fonds social de la République.
Se référant à nos missions, celles de l’amélioration des conditions de vie de la population congolaise et de son accès aux services sociaux, dit le responsable du Fonds Social au Kasaï, nous réhabilitons et construisons des infrastructures économiques, sociales et communautaires.
La remise officielle de ce jour, est l’aboutissement d’un long processus, conformément au manuel du Projet pour la stabilisation de l’Est de la RDC pour la paix, à son financement additionnel que nous appelons STEP2 « , a expliqué ce responsable du fonds social au Kasaï Central.
Et d’ajouter : » les 5 écoles de la Ville de Tshimbulu sont parmi les 136 réalisations communautaires que le Fonds Social de la RDC a exécutées au Kasaï Central, hormis les 60 du territoire de Kazumba validés hier « , a-t-il martelé.
Le gouverneur John Kabeya Shikayi a, avant de remettre ces infrastructures aux bénéficiaires, exhorté les uns et les autres à une bonne utilisation.
« La construction de ces écoles vient accompagner la gratuité de l’enseignement, prônée par le Chef de l’État. Je vous informe déjà que les enseignants toucheront leur salaire du mois de mai. Je vous demande une chose, celle de protéger ces écoles. Pour tout le territoire de Dibaya , le Fonds social doit construire 75 écoles et centres de santé. Je vous dis sincèrement merci de l’accueil réservé à moi et à toute l’équipe « , a-t-il déclaré.
C’est la deuxième visite dans le territoire qu’effectue le nouveau gouverneur du Kasaï Central depuis sa prise officielle du pouvoir.
Jeff MBUYI/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
