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Prison de Yakoma: une pièce unique de 3/2 mètres, le directeur impayé depuis 22 ans ! 

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La prison centrale de Yakoma, c’est ce qu’on appelle « cachot », au sens le plus vulgaire du terme. Les conditions carcérales présentent une autre face qui se cache derrière la beauté de la ville de Seti Yale.

Cette prison est une petite maison de quelques trois mètres sur deux, où sont entassés des citoyens qui ont énervé soit la loi, soir l’humeur des autorités.

 

Les prisonniers partagent une pièce unique de deux mètres où ils sont censés faire tous leurs besoins, même les plus intimes.

La prison n’est pas sécurisée. La pièce a été construite en plein air et les prisonniers ne disposent que de quelques trous pour voir la lumière.

Le directeur de cette prison, Dieudonné Ndoko Motondo, que CONGOPROFOND.NET a rencontré sur place, lance un cri d’alarme pour voler au secours des prisonniers de Yakoma.
« Ils n’ont pas à manger, les conditions hygiéniques ne sont pas réunies », se plaint-il.

Parfois, c’est lui qui les nourrit. « Chaque jour je dois me battre pour trouver ne fût-ce que 1000FC pour leur acheter l’arachide », renseigne-t-il. Et pour cela, il se sent dans l’obligation morale de partager le budget journalier entre sa famille et cette autre communauté laissée pour compte.

La prison ne dispose pas de pièce pour loger les femmes. Les agents de poste font savoir que les femmes qui tombent sous le coup de la loi sont gardées dans une paillote de fortune qu’elles partagent avec les policiers de garde et les visiteurs. A l’extérieur !

Les prisonniers de Yakoma ne souffrent pas seuls. Le directeur de prison est impayé depuis 22 ans de service et n’a pas été mécanisé.

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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