À la Une
Présidence de la République : Koffi Olomide capable de remplacer Kamerhe
Face à Floride Zantoto sur Baraka Tv et 10ème Rue, ce samedi 30 mai 2020, le patron de Quartier Latin International, Koffi Olomide a plaidé pour la dépolitisation de certains postes en République démocratique du Congo. Il estime que les compétences et l’amour du pays doivent toujours primer au détriment des appartenances politiques.
« Le poste comme celui du directeur de cabinet du Chef de l’État, on peut aussi faire appel à Koffi Olomide et je vous assure, vous verrez la qualité d’un travail bien fait. J’habiterai toujours dans ma maison, je n’aurai pas besoin d’avoir une vie luxueuse. La RDC n’appartient pas seulement aux politiciens, mais à tout citoyen qui aime son pays. Les politiciens aiment aussi le pays, mais de fois ils deviennent esclaves des coalitions politiques », a-t-il déclaré.

Floride Zantoto et Koffi Olomide
Aussi, a-t-il ajouté, la RDC n’est pas un jeu de dames moins encore de scrabble pour les politiciens, elle appartient à des milliers de Congolais. « Nous devons aimer notre pays et bien le servir », a-t-il appuyé.
Revenant sur le poste du directeur de cabinet, il a rappelé toutefois que le Chef de l’État sera aussi là pour donner des orientations et directives. « En ma qualité de directeur de cabinet, je ne manquerai pas aussi de faire des propositions pour faire avancer le pays », a-t-il conclu.
Rappelons-le, c’est depuis le mois dernier que Vital Kamerhe, directeur de cabinet du chef de l’État, est poursuivi par la justice congolaise pour un présumé détournement des deniers publics liés au programme des 100 jours du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. À l’heure actuelle, l’intérim est assuré par le professeur Désiré Cashmir Eberande Kolongele.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
