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Koffi Olomide : »Laissons encore F. Tshisekedi travailler (…) »
Koffi Olomide, patron du Quartier Latin International, pense qu’il faudra encore laisser du temps au chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. Après une année et quelques mois de gestion, a-t-il déclaré sur le plateau de Floride Zantoto ce samedi 30 mai, ce n’est pas encore l’heure du bilan.
« On nous a dit qu’il y avait des accords politiques entre la coalition FCC et CACH et qu’il n’était pas tout à fait libre de ses actions, c’est un peu dommage. Mais nous apprenons aussi, petit à petit, qu’il devient souverain pour bien faire son travail. Tant mieux. Je ne me précipite pas pour le juger. Je le suis constamment, je lui fais confiance. Il a été élu par les Congolais, laissons-le travailler ! ça ne sert à rien de commencer à retracer que ceci ou cela ne marche pas. Nul d’entre nous, n’a le monopole des solutions aux problèmes des Congolais. Nous avons un nouveau Chef d’État, un peu de patience, faisons lui confiance », a-t-il fait exhorté.
Il convient de souligner qu’une bonne frange de l’opinion estime que l’actuel Chef de l’État ne donne pas satisfaction aux attentes des Congolais suite à attitude de respecter scrupuleusement son accord de coalition avec le Front commun pour le Congo( FCC), au moment où ses partenaires politiques ne semblent pas jouer franc-jeu.
Rappelons-le, c’est à l’issue des élections générales de décembre 2018 que la RDC avait connu sa première alternance politique et pacifique. Après la cérémonie de passation du pouvoir, le 24 janvier 2019, Joseph Kabila Kabange avait passé le flambeau à Félix Antoine Tshisekedi comme cinquième président de l’histoire de la République démocratique du Congo.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
