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Actualité

Portrait de Floribert Anzuluni : Parcours d’un militant citoyen devenu ministre de l’Intégration régionale au gouvernement Suminwa 2

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Nommé ministre de l’Intégration régionale dans le gouvernement Suminwa II, Floribert Anzuluni incarne une génération de responsables politiques congolais forgés par l’expérience, l’engagement citoyen et la vision panafricaine. Né à Kinshasa le 5 janvier 1983, fils de l’ancien président de l’Assemblée nationale Célestin Anzuluni Bembe, il quitte très tôt le pays à cause des turbulences politiques, trouvant refuge en Belgique à seulement huit ans. Ce déracinement précoce façonnera son regard sur la gouvernance et l’avenir du Congo.

Diplômé en sciences politiques de l’Université de Montréal en 2006, il rentre aussitôt au pays pour contribuer à sa reconstruction. Sa carrière dans le secteur bancaire — notamment comme directeur des risques à Standard Bank et Ecobank — lui offre une connaissance approfondie des réalités économiques congolaises et africaines. Mais cette immersion lui révèle aussi les ravages de la corruption, catalysant son engagement citoyen.

En 2015, il cofonde le mouvement Filimbi (« coup de sifflet » en swahili), fer de lance de la mobilisation de la jeunesse pour le respect de la Constitution et la participation citoyenne. Réprimé et contraint à l’exil, il poursuit la lutte depuis l’étranger, orchestrant des alliances panafricaines et congolaises qui contribueront à maintenir la pression pour des élections libres. Son rôle dans la création du Front Citoyen 2016 et dans les rencontres stratégiques de Gorée et de Chantilly atteste de son sens du consensus et de sa capacité à fédérer.

Revenu en RDC en 2020, il dirige NYFALM & Associés, premier cabinet d’intelligence économique du pays, tout en poursuivant ses activités entrepreneuriales et son engagement auprès de la société civile. Conseiller pour l’organisation américaine anticorruption The Sentry, il met son expertise au service de la transparence et du développement.

À la tête du ministère de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni devra capitaliser sur son expérience internationale et son réseau panafricain pour renforcer la position de la RDC au sein des organisations régionales, défendre ses intérêts économiques et politiques, et promouvoir une Afrique plus forte et unie. Pour cet homme qui a bâti sa carrière sur la résilience, l’intégrité et le dialogue, c’est l’occasion de passer du plaidoyer citoyen à l’action gouvernementale, avec l’ambition d’amplifier la voix du Congo sur l’échiquier africain.

Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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