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Père Jean Baptiste Kikwaya, un astronome congolais au coeur de l’Observatoire du Vatican
Originaire de la République démocratique du Congo, le père Jean-Baptiste Kikwaya, prêtre jésuite, est astronome depuis une dizaine d’années au sein de l’Observatoire du Vatican, rapporte l’agence ADIAC.
Il s’agit d’un institut de recherche scientifique qui dépend directement du Saint-Siège.
Dirigé par les Jésuites, l’Observatoire du Vatican est l’un des observatoires astronomiques les plus anciens du monde avec des bureaux à Castel Gandolfo au sud de Rome et à Tucson en Arizona, aux USA.
Le prêtre congolais vit entre l’Italie et les USA où il effectue ses recherches dans les deux bureaux.
Détenteur d’un doctorat en Astronomie d’University of Western Ontario au Canada et d’une maîtrise en Théologie obtenue à la faculté Jésuite de Théologie Centre Sèvres à Paris, Jean-Baptiste Kikwaya est spécialiste des météores, des Fireballs (boules de feu) et des Near Earth Objects ( les Objets proches de la Terre).
Il est membre de l’International Astronomical Union, de l’American Astronomical Society Division for Planetary Science et de l’European Planetary Science Congress.
À l’Observatoire du Vatican, Jean-Baptiste Kikwaya s’intéresse à la détermination de la densité apparente de météores de taille millimétrique en utilisant un modèle d’ablation basé sur la conception du météore comme boule de poussière.
Pour les boules de feu qui sont « capturés » chaque nuit par trois caméras autour de Tucson, il estime le flux de pluies majeures différentes.
Pour les Near Earth Objects, il mesure leurs taux de rotation et détermine également leurs couleurs à l’aide de filtres à bande large .
« Je travaille sur les astéroïdes. Elles sont comme des bébés planètes. C’est en étudiant ces rocs que l’on pourra répondre aux questions de la vie ou de ce que nous avons été il y a 4 milliards d’années. Mon travail consiste à observer les astéroïdes, voir de quoi elles sont constituées physiquement, quelle est leur origine, leur évolution. Il s’agit de répondre à toutes ces questions afin de véritablement comprendre ce que nous sommes aujourd’hui», indique le Père Jean Baptiste.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
