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Pénurie de maïs dans les Grands Katanga et Kasaï : Le député Jean-Jacques Mpanga veut y voir clair, le ministre José Mpanda attendu à l’Assemblée nationale !

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Élu du territoire de Mitwaba, entité déconcentrée de la province du Haut-Katanga, le député national Jean-Jacques Mpanga wa Lukalaba est monté au créneau, depuis le 8 mai dernier, en adressant, à l’intention du ministre de l’Agriculture, une question orale avec débat relative à la pénurie de maïs dans les espaces Katanga et Kasaï.

En effet, à travers une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, cet élu du peuple demande, d’entrée de jeu, au ministre José Mpanda s’il est surpris de la situation de pénurie de maïs qui prévaut en ce moment dans les espaces Katanga et Kasai ? Si non, poursuit-il, « quelles sont les mesures que vous avez prises en amont pour éviter cette situation et quel en est le niveau d’exécution » ?

Au regard de la conclusion de la 95ème réunion du Conseil des Ministres, selon laquelle la faible production nationale de maïs est la principale cause de la pénurie en farine de maïs que connaissent actuellement les espaces Katanga et Kasaï, le député Jean-Jacques Mpanga demande à ce membre du gouvernement Sama de mettre à la disposition des représentants du peuple les statistiques des trois (3) dernières années décrivant les besoins de consommation et de production de maïs dans les espaces Katanga et Kasaï.

Par ailleurs, veut-il savoir, quel est le niveau de réalisation des mesures préconisées dans le Programme d’actions du Gouvernement 2021-2023, adopté par la Chambre basse du Parlement, le 26 avril 2021, visant les encouragement et accompagnement des fonctionnaires et autorités publiques pour acquérir des terres agricoles et y exercer effectivement des activités agro-pastorales, d’une part et la mise en œuvre de la politique  » à chacun un toit, un champ dans son village pour chaque culture », d’autre part.

Enfin, Jean-Jacques Mpanga n’arrive pas à s’expliquer du fait que la priorité soit accordée à la conclusion des accords d’importation de maïs avec la Zambie et l’Afrique du Sud, alors que, notamment, dans le Territoire de Mitwaba, sa circonscription électorale, même une graine de maïs grillée pousse et que dans certains coins du pays, entre autres Kanyama Kasese (dans le Haut- Lomami), le climat est favorable pour deux saisons culturales par an.

« L’agriculture constitue, de tout temps, la clé de voûte du développement d’un pays, car elle contribue efficacement à la lutte contre la pauvreté en assurant l’autosuffisance alimentaire à la population. La plupart des Etats développés et émergents en ont fait une priorité », a-t-il rappelé.

A l’en croire, « la République Démoratique du Congo, avec ses potentialités de 80 millions d’hectares de terres arables, susceptibles de nourrir 2 milliards de personnes à travers le monde (selon le rapport de FAO de 2016), est confrontée à I’insécurité alimentaire, alors que sa Constitution, spécialement en son article 47, fait de la sécurité alimentaire l’un des droits garantis aux congolais. »

Il convient de rappeler qu’en quête d’une solution à ce problème de pénurie de maïs, la République Démocratique du Congo a conclu des accords d’approvisionnement avec la Zambie et l’Afrique du Sud.  » Cette voie me parait éphémère d’autant plus que ces pays exportateurs peuvent, à tout moment, prendre des mesures de restriction en vue de garantir la sécurité alimentaire de leurs populations. Dans le souci d’assurer la survie de leurs membres, la plupart des ménages des espaces Katanga et Kasaï recourent au système de délestage alimentaire, Ce qui constituerait, à mon humble avis, une mort programmée des populations concernées. », a-t-il martelé.

D’où son souhait de voir le ministre de l’Agriculture éclairer la lanterne de l’opinion publique sur cette question hautement sensible.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

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Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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