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Politique

PAYS RICHE – PEUPLE RICHE. CETTE ADEQUATION EST-ELLE PENSABLE EN RDC(Tribune de Jerry Lubala)

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Considérée longtemps comme chimérique, cette question constitue le credo d’un nouveau parti politique qui vient de voir le jour en République Démocratique du Congo, dénommé NKITA et ayant son siège à Kinshasa/Masina.

Lorsqu’un nouveau parti apparaît sur l’échiquier politique congolais, la première question qui taraude les esprits est, sans nul doute, celle de savoir pourquoi faut-il un nouveau parti politique là où il en existe déjà plus de six-cent. La réponse est tout donnée : la configuration actuelle de l’espace politique RD-Congolais ne rassure pas le peuple congolais, constamment mené vers de nouveaux rivages qui toujours le déçoivent, quant à la prise en charge judicieuse de son destin.

En témoigne, la confusion ambiante et le spectacle désolant de partis manifestement sans identité précise, se contentant de manger à tous les râteliers sans aucun idéal particulier. Il s’agit là d’un problème qui devait trouver une solution adaptée au contexte de l’heure, si l’on veut vraiment sortir du bourbier.

Les fondateurs de Nkita ont ainsi pris le courage d’innover en répondant aux désidératas de la population congolaise.

Le premier souci a été de pallier au manque d’idéologies caractéristique de l’espace politique RD-congolais (où elles n’existent que sur papier) – avec son corollaire de manque de perspective crédible pour la gouvernance de la République – afin de proposer une voie de salut pour la nation. Cette voie s’évalue à l’aune des ratées historiques et des dévoiements mal assumés qu’il sied de conjurer de la marche future du pays. A titre d’exemple, nous citerons la fameuse « ngaimanie » (selon l’expression des journaux kinois des années ’90 tirée de la langue lingala dans laquelle elle signifie l’égo surdimensionné) désormais devenue la règle de partage « vertical et équilibré » de postes de responsabilité en lieu et place de la méritocratie et de l’intérêt général relevant du simple bon sens et, surtout, de la volonté du souverain primaire.

Les fondateurs de Nkita veulent donc que le pays soit gouverné autrement, par les meilleurs d’entre nous et au mieux des intérêts du peuple. Ce qui signifie, à leur entendement, la mise en avant plan de l’amour du pays bien au-delà des égos plus ou moins surdimensionnés. Voilà pourquoi la devise de ce parti est « Amour, Travail, Egalité ».
Eh oui ! L’amour, il le faut pour bien faire. Mais même en religion, on apprend qu’il ne vaut sans les œuvres. Voilà pourquoi, pour Nkita, le travail joue un rôle central pour le développement de notre pays.

Après quoi, ses sociétaires pensent qu’il faut assurer l’égalité de tous autant devant la loi que par rapport à la redistribution du produit national. L’objectif de chasser la pauvreté de la RDC est fondamental pour eux afin de conjurer à tout jamais la contradiction criante « pays immensément riche – peuple extrêmement pauvre ». D’où le nom de Nkita, qui signifie en langue lingala, héritage/richesse, que ce parti s’engage à préserver et à valoriser. Une vision politique qui tient à faire bénéficier tout citoyen congolais des richesses du sol et du sous-sol de la République. D’où la formule qui résume son ambition (ou sa mission, c’est selon) : « Pays riche, Peuple riche ».

Parti de gauche (socio-démocrate), Nkita est opposé à une approche paternaliste du pouvoir. Il entend agir comme du levain dans la société congolaise afin de promouvoir le rôle central des populations elles-mêmes dans la promotion du développement de leurs entités territoriales respectives. Il entend ainsi donner tout son sens à la participation des citoyens, appelés à inspirer les grandes orientations de la politique nationale et accompagner leur mise en œuvre, dans un élan de citoyenneté responsable, dont le corollaire du côté du pouvoir, est la redevabilité à laquelle les dirigeants sont astreints.

En somme, Nkita assoie sa vision sur la trilogie Justice distributive, justice légale et justice commutative, théorisée par le philosophe antique Aristote. Cette approche triangulaire s’appuie sur les valeurs morales et républicaines, parmi lesquelles : la gestion orthodoxe et rigoureuse de la chose publique (incluant la lutte contre la corruption et l’impunité), l’intégrité morale, le patriotisme, etc.

Soucieux de l’émergence de la RDC, Nkita n’a pas de l’histoire de la RDC une vision cataclysmique, encore moins messianique. Sa démarche consiste à faire la synthèse des acquis de l’histoire du pays. Ainsi entend-t-il capitaliser, en plus des valeurs sus-évoquées, l’esprit de bonne gouvernance insufflé au pays par son premier Président Joseph Kasa-Vubu ; l’attachement à l’unité nationale pour laquelle le Président Mobutu avait juré d’en arriver à pactiser avec le diable si cela était le prix à payer ; le patriotisme défendu par Lumumba et Mzee Kabila au prix de leurs vies ; la paix et la démocratie pour lesquelles Joseph Kabila a consenti beaucoup de sacrifices personnels jusqu’à mériter le qualificatif de « mumemi maki » (porteur d’œufs, en lingala) ; l’Etat de droit prôné par Félix Tshisekedi ; ainsi que la constance (fidélité à ses idéaux) dont a fait montre Etienne Tshisekedi.

Comme on le perçoit, la catharsis suggérée par Nkita à la nation ne consiste pas à jeter l’enfant avec l’eau du bain. Il va jusqu’à se nourrir de ce qu’il y avait de très défendable dans le célèbre Manifeste de la N’sele du défunt MPR-Parti-Etat, notamment le fameux « Servir et non se servir ». C’est sur ce socle unifié, par-delà la juxtaposition d’ambitions des acteurs, que ce nouveau parti entend assoir ce qu’il apporte de nouveau en termes de conversion de paradigmes afin de garantir la construction au cœur de l’Afrique, d’un Etat fort, uni, puissant et démocratique en plein essor développemental par l’effort de tous, avec tous et pour tous.

Voilà en substance ce qu’il en est de ce nouveau-né parmi les partis politiques de la RDC qui, dans ses communications futures, aura le loisir de renseigner davantage et en détails sur les articulations de son programme et de ses activités pour que « pays riche, peuple riche » ne soit pas qu’un rêve.

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« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

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« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.

« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.

Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »

Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.

Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».

La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.

Blaise ABITA ETAMBE

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