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Paul Kagame, président du Rwanda : « Nous sommes prêts à nous battre si nécessaire avec la RD Congo »
Dans un entretien exclusif accordé à France 24, le président du Rwanda, Paul Kagame, revient sur les relations tendues entre son pays et la République démocratique du Congo. Il affirme que son pays est « prêt » à entrer en guerre avec son voisin congolais. « Nous n’avons peur de rien », déclare-t-il.
En réponse aux accusations récentes de son homologue congolais, Félix Tshisekedi, selon qui le Rwanda organise « un génocide » dans l’Est de la RDC, Paul Kagame accuse, au contraire, Félix Tshisekedi d’orchestrer le retour d’une « idéologie génocidaire » dans l’Est de la RDC, visant les Tutsis congolais. « Si vous accusez d’autres personnes de ce dont vous êtes coupable, c’est que quelque chose ne va pas dans votre tête« , affirme le président du Rwanda.
Paul Kagame refuse, par ailleurs, de confirmer la présence de soldats rwandais sur le sol de son voisin congolais, pourtant dénoncée de plus en plus directement par les pays occidentaux, affirmant qu’il faut s’interroger sur les causes profondes du problème.
Enfin, le président rwandais, candidat à sa réélection pour un quatrième mandat, nie que l’élection présidentielle prévue le 15 juillet soit verrouillée et jouée d’avance. Il réagit pour la première fois aux accusations d’un consortium de médias, selon qui il mène une campagne de répression et d’assassinats contre ses opposants au Rwanda et à l’étranger.
Marc PERELMAN/France24.fr
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
