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DRC Mining Week 2024 : DG de Kibali Gold Mine, Cyrille Mutombo encourage à investir dans l’exploration minière

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Le taux de croissance du pays est soutenu par l’industrie minière. Il faut donc une diversification de l’économie du pays avec les efforts dans le sens de rallonger son impact sur la population.

Ce qui amène à réfléchir sur comment tous ces produits qui viennent de l’extraction minière, tels que les téléphones, ont une incidence sur la population.

C’est le point de vue soutenu par Cyrille Mutombo, Directeur pays de Barrick Gold, qui intervenait le vendredi 14 juin 2024 à DRC Mining week autour du thème : « diversification et l’expansion de l’industrie minière : stimuler la production locale ».

Déjà au niveau de l’extraction, a-t-il dit, la mine de Kibali contribue énormément à l’économie du pays. Et le gros de leurs investissements vont dans les infrastructures routières.

S’agissant de comment réduire cette distance, entre les matières premières de l’industrie (principalement le produit final de l’exploitation minière : cuivre, lithium, cobalt, terres rares, coltan, diamant, etc.) et le produit final de l’industrie (câbles, batteries, smartphones, bijoux, etc.), Cyrille Mutombo, Directeur pays de Barrick Gold suggère quelques actions à mener :

1. Les infrastructures de base à savoir l’énergie. Il faut mettre en place de bonnes infrastructures de base.

« L’énergie est très critique pour faire justement cette promotion des entreprises qui peuvent justement s’installer au pays, pour faire cette transformation », a-t-il fait savoir.

2. Les infrastructures de transport
Ici, il s’agit de diversifier : les routes, avions, train, bateaux, tous moyens de transport de minerais et le rail est plus encouragé pour le Katanga.

« Tant qu’on n’a pas ces infrastructures de base, nous aurons du mal à apprécier l’apport du secteur minier qui est déjà conducteur. Si nous reussissons à avoir cela, nous aurons un effet multiplicateur très important. Ici, nous insistons sur le rôle de l’Etat qui doit nous assister . Il est vrai que nous avons déjà la politique d’industrialisation, la politique minière mais il doit aussi inciter avec des facteurs incitants ou une fiscalité incitante. », a indiqué Cyrille Mutombo.

3. Investir dans l’exploration pour bénéficier de plus de potentialités que nous avons.

4. Une bonne politique incitative

Plusieurs participants à ce panel ont suggéré par exemple la production de bijoux en or ici sur place. Ce qui est une bonne chose pour l’économie du pays mais pour y arriver, ce minier suggère qu’il y ait de politiques de développement, une politique fiscale en rabaissant le niveau de taxes tout en élargissant l’assiette fiscale.

« Si aujourd’hui vous avez 15, 20 fabriquants de bijoux à partir de métaux rares ou de l’or, plus vous avez beaucoup de personnes qui investissent, le mieux se porte l’économie. », a-t-il expliqué.

Ce panel a poussé des discussions plus loin sur des sous-thèmes : Stimuler la production locale : Comment la RDC peut-elle encourager ses propres citoyens à acheter davantage de produits fabriqués localement à partir de ses propres minerais, au lieu d’importer des produits finis ?

• Comment réduire la distance entre les matières premières de l’industrie (principalement le produit final de
l’exploitation minière : cuivre, lithium, cobalt, terres rares, coltan, diamant, etc.) et le produit final de l’industrie (câbles, batteries, smartphones, bijoux, etc.) ?

Aux côtés de Cyrille Mutombo de Kibali et Barrick, on a noté la présence de Patricia Bingoto, experte senior – Global Materials Practice, McKinsey & Company, Suisse.

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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