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Parc de Bukanga-Lonzo: Matata Ponyo tient à sauver sa peau !
L’ancien premier ministre de la RDC, Matata Ponyo Mapon, tient visiblement à faire laver son honneur sur les soupçons qui pèsent sur son administration à propos de la gestion du projet de Parc agro industriel de Bukanga-Lonzo.
C’est dans ce sens, semble-t-il, qu’il a saisi l’inspecteur général des Finances, à qui il demande d’auditer la gestion de Bukanga-Lonzo afin d’illuminer ce dossier. « Il serait recommandable, au regards des appréhensions de mauvaise gouvernance évoquées précédemment, que l’inspection générale des Finances se saisisse du dossier, contrôle l’ensemble des comptes inhérents au projet, dès le début des travaux jusqu’à ce jour, afin que toute la lumière soit établie sur l’ensemble des opérations financières liées à ce projet, et que toutes les responsabilités de détournement éventuel des fonds publics soient établis », lit-on dans la correspondance de l’homme de « macroéconomie ».
Matata Ponyo y tient beaucoup, au regard du fait que le président de la République a cité, dans un discours, le projet du parc de Bukanga-Lonzo parmi les projets qui ont souffert de mauvaise gouvernance, et que la récente visite de l’actuel premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba sur le site met en cause la même megestion.
Dans sa correspondance adressée ce 02 septembre à l’inspecteur général des Finances, Matata Ponyo rappelle les circonstances de l’initiative du parc agro industriel de Bukanga-Lonzo. « Ce projet de modernisation de l’agriculture devrait concourir à terme à l’objectif principal d’autosuffisance alimentaire au pays », note-t-il.
Il révèle que ce projet s’est brusquement arrêté alors qu’il n’était plus aux affaires, « parce qu’aucun paiement à son profit n’a été plus effectué à partir de janvier 2017 ».
Et, comme qui se lave les mains, Matata Ponyo signale que « c’est le consortium Africom Commodities qui avait été chargé par le gouvernement, […] d’assurer la gestion technique et financière du projet… ». Aussi : » aucune structure gouvernementale n’était impliquée dans la gestion des fonds destiné au projet « , se défend l’ancien premier ministre.
Matata disponibilise même les rapports de différents d’audits réalisés par Ernest & Young pour servir de base au travail de l’inspection générale des Finances.
Matata Ponyo recommande également à l’inspection des finances de prendre le temps d’auditer les finances de tous les projets sous sa responsabilité toute la période de sa primature (2003-2016).
Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
