Actualité
Kasaï central : les détenus de la prison centrale de Luiza vivent l’enfer ! (ONG Enfant avenir)
Le coordonnateur provincial de l’ONG « Enfant avenir » qui a séjourné dans le territoire de Luiza, environ 300 km de Kananga, tire la sonnette d’alarme sur des conditions inhumaines que vivent les locataires de ce lieu carcéral. » A peu près 67% des détenus n’avaient pas été jugés par manque de magistrats. A Luiza, des prisonniers sont torturés, ils n’ont pas accès à l’eau, à la nourriture et aux soins de santé. C’est un enfer ! Il y’a un groupe de sœurs religieuses qui cotisent pour apporter la nourriture aux détenus », expliqué Pierre Bibombe .
Le tribunal de grande instance de Tshimbulu a organisé des audiences foraines à Luiza pour arriver à désengorger cette maison carcérale déjà dans un état de délabrement avancé. » Il faut une intervention de l’État dans la situation des détenus de Luiza. Il faut aussi former des officiers de police judiciaire lesquels autorisent la torture des détenus. Qu’on procéde même à la libération de certains. Comment voulez-vous qu’au cours d’une audience un détenu tombe parce que il n’a pas manger depuis des jours? », a conclu le coordonnateur de « Enfant avenir ».
Construite pour un nombre très réduit des détenus, la prison de Luiza regorge à ce jour des centaines de prisonniers.
MUABILAYI/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
