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Paludisme : un grand tueur presqu’oublié en RDC !
Une maladie qui tue à bas bruit depuis plusieurs années, le Paludisme semble être oublié de l’opinion publique en RD Congo.
Ce samedi 24 avril 2021, le SANRU a réuni, en son siège à Gombe, un bon nombre de journalistes pour échanger autour de la journée mondiale de lutte contre le paludisme.
Le Professeur Michel Itabu Issa, chef de la division communication au PNLP, a, dans sa présentation, donné l’historique de la journée mondiale de lutte contre le Paludisme, actée par l’Organisation Mondiale de Santé en 2007.
Depuis 14 ans, l’OMS sensibilise le monde entier autour du paludisme, martelant qu’il est question d’une maladie sans frontières, ne s’agissant pas seulement de l’Afrique, détruisant des milliers de vies à travers le monde, de tout âge et de toute race.
Au cours de ces échanges, il a été aussi relevé les conséquences socio-économiques de la malaria, vu que celles-ci ne sont pas les moindres. Selon le rapport de l’organisation mondiale de la santé effectué en 2020, le paludisme tue un enfant toutes les deux minutes. Cette même année plus de 22 millions de cas de malaria ont été détectés et 14.371 décès à la suite de cette endémie.
« La malaria cause des dégâts énormes sous un silence total, des vies doivent être sauvés cela se fera grâce au concours des médias », a déclaré le Professeur Michel Itabu.
Le monde connaît une crise sanitaire que l’on combat au quotidien, à savoir la Covid-19, mais il est important de savoir qu’il y’a une autre maladie qui ravage le monde nécessitant d’être combattu, c’est le Paludisme!
Tim Katshabala
CongoProfond.net
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
