Actualité
Lupatapata : la résidence de l’administrateur du territoire vandalisée, la milice d’un chef traditionnel indexée !
Le 16 avril dernier la résidence de l’administrateur du territoire de Lupatapata a été vandalisée par quelques jeunes dans la localité de Tshishimbi, groupement de Bakwa Tshimuna.
La confirmation est de Lazard Tshipinda Kasonga, ministre provincial en charge de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières. Il l’a dit lors du compte-rendu du conseil des ministres fait en début de ce week-end.
Pour lui, c’est monsieur Tshibaka Mukala, responsable du groupement de Bakwa Tshimuna, qui a envoyé des jeunes commettre ce crime. Puis d’ajouter que ce dernier a érigé des barrières sur la voie publique dans l’intention d’agresser ses adversaires.
» Une action disciplinaire doit être ouverte à charge de ce chef de groupement, avec éventuellement des mesures allant jusqu’à sa suspension. Des poursuites judiciaires doivent également être engagées contre le concerné afin que les dégâts qui ont été causés par cet incivique et ses milices soient payés « , a déclaré Lazard Tshipinda Kasonga.
Jude Munganga Kadima/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
