Connect with us

À la Une

Paie des fonctionnaires : Pierre Kangudia peaufine des stratégies contre les fraudeurs

Published

on

Désormais, il y a obligation, pour tous les ministères sectoriels, d’impliquer le ministère du Budget dans les missions de contrôle afin de prévenir tout dérapage et de garantir l’objectivité dans le traitement des données. Cette option a été dévoilée le samedi 2
février 2019, au cours d’une séance de travail autour du ministre d’Etat en charge du Budget, Pierre Kangudia, et une équipe d’experts du ministère de la Santé Publique conduite par le secrétaire général à la Santé Publique et l’inspecteur général de la Santé.

La situation de paie du personnel du secteur de la Santé Publique de l’ex-province du Kasaï Oriental a été au menu des travaux.

Présentant la synthèse des résultats de la mission, l’inspecteur général de la Santé Publique a rejeté le nombre de 1898 agents supposés bloqués lors du dernier contrôle.

Selon lui, en effet, l’examen des données fournies, a permis d’extirper 62 doublons, ramenant leur nombre à 1836.

Après donc croisement avec les états de paie du quatrième trimestre 2018, il s’est avéré que 1578 noms n’émargeraient pas au listing de paie, et que seuls, 258 agents étaient concernés par la procédure de recours pour le déblocage de leurs salaires.

C’est dans ce registre que Pierre Kangudia a rappelé aux experts de la Santé Publique, la nécessité de se conformer aux normes de la bonne gestion des ressources humaines, incluant notamment, le respect de la procédure de validation des résultats des missions de contrôle dont la charge revient à la Commission de Certification des Résultats des missions de contrôle de la paie des agents et  fonctionnaires de l’Etat et d’examen des recours, CCER en sigle.

Une commission dont il est, par ailleurs, Président. Une instruction a été donnée à la Direction de la Paie afin de travailler en étroite collaboration avec les services de la Santé pour prendre en compte les agents actifs mais non payés, proposés par le Secrétariat Général de la Santé, en attendant la vérification des dossiers physiques de 258 agents sus-évoqués.

Ce, sur proposition du Secrétaire Général à la Santé Publique qui a mis sur table le déploiement d’une équipe à Mbuji-Mayi en vue d’un traitement de proximité de la situation de ces 258 agents, en procédant à un examen physique de leurs dossiers. La proposition a retenu l’attention du Ministre d’Etat qui a instruit ce dernier de préparer rapidement une équipe, et demandé au Chef de Division Provinciale de la Santé du Kasaï Oriental de fournir des éléments nécessaires pour enrichir les termes de référence et finaliser le traitement de tous ces cas litigieux.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

Published

on

C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading