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Numérique: Eberande Kolongele annonce le déploiement des programmes « Quick-Win » à partir de cette année jusqu’en 2023
A l’initiative du ministère du Numérique, l’atelier axé sur la transformation numérique en RDC, se tient du mercredi 23 juin au vendredi 25 juin au Fleuve Congo hôtel à Gombe. C’est le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, qui a procédé, personnellement, au lancement officiel de cette session en présence des invités divers dont le président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo; le ministre des Affaires Foncières, Molendo Sakombi; le directeur de Cabinet du Chef de l’État et son adjointe; le conseiller spécial du Chef de l’État en charge du Numérique, Dominique Migisha, ainsi que des opérateurs de l’écosystème du numérique et bien d’autres.
Tout en remerciant le Chef de l’État et le Premier ministre, le ministre du Numérique, Désiré Cashmir Eberande Kolongele a, dans son mot, indiqué que « la résolution d’engager le pays sur la voir du numérique est salutaire » pour la République Démocratique du Congo en particulier et le monde en général.
« Tous les secteurs d’activité et tous les aspects de la vie quotidienne sont concernés par la diffusion de l’usage des
technologies numériques. Les entreprises nouvelles se créent et les anciennes se transforment grâce et par l’utilisation des nouvelles technologies numériques qui les aident à fournir des services nouveaux et/ou à améliorer leurs produits ou services, leurs opérations commerciales », fait savoir le ministre Eberande Kolongele.
En outre, les transformations en cours les plus spectaculaires qu’apporte le numérique, soulève-t-il, s’observent
particulièrement dans les secteurs de l’identification nationale, de la santé, de l’éducation, des finances publiques, de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et de l’habitat, de l’agriculture, du foncier, de l’entreprenariat, du commerce et des services ou de l’industrie – pour ne citer que
ceux-là. « Une fois implémenté, le numérique change la façon dont nous apprenons, travaillons,
commerçons, socialisons, accédons aux services publics et privés et acquérons l’information », renseigne-t-il.
*Déploiement du numérique en RDC*
Il est un fait qu’en dépit de son arrivée tardive dans notre pays, observe Eberande Kolongele, le numérique s’y déploie néanmoins avec rapidité et vigueur suivant des modalités singulières.
Par ailleurs, il estime que les solutions apportées
par les technologies de l’information et de la communication permettent donc de “sauter” des étapes et d’atteindre plus rapidement (ou par d’autres voies) les objectifs de développement.
Cette avancée (dite par “leapfrog”), admet-il, peut être illustrée par le déploiement rapide des portes monnaies électroniques et des services de paiement et de transfert d’argent par téléphone comme par exemple le M-pesa, Airtel Money ou Orange Money qui se sont développés au pays dans un contexte, dit-il, de faible bancarisation, mais qui en sont aussi des accélérateurs.
*Enjeu majeur*
Selon le Professeur Eberande Kolongele, l’enjeu majeur pour le Gouvernement est de faire accepter la mutualisation des ressources matérielles et de la data dans les centres de données structurées, offrant un sanctuaire sécurisé des données à l’abri de la fraude.
Cependant, souligne le Ministre du Numérique, pour que l’impact des technologies numériques sur les processus de développement se confirme et s’amplifie, plusieurs défis connexes à la transformation numérique restent à
relever :
• manque d’un cadre juridique clair et adapté aux besoins et contraintes de l’économie (règlement de la propriété intellectuelle, sécurité des données, signature électronique, cybercriminalité, identité numérique) ;
• d’infrastructures numériques (datacenter, cloud, database, plates-formes, incubateurs, etc.) ;
• faible et inégale pénétration internet et mobile ;
• difficulté d’accès à l’électricité ;
• absence de soutien structuré au développement des entrepreneurs numériques ;
• insuffisance des contenus locaux et faiblesse de développement des applications répondant aux besoins des citoyens.
A cela s’ajoutent, poursuit-il, l’épineuse question du financement et d’accessibilité des capitaux pour les entreprises en phase de démarrage ainsi que la
problématique de la fracture numérique et de la formation.
*Objectif de l’atelier*
Par contre, le Ministre du Numérique, Désiré Cashimir Eberande Kolongele, a fait savoir que cet atelier qu’organise en mode semi-présentiel et en mode virtuel le ministère du Numérique qui ontologiquement a mission générale de :
• préparer et coordonner la politique de transformation numérique de l’Etat et de promouvoir les actions propres à accélérer la transformation numérique de l’économie, des organisations, de l’action publique et des entités décentralisées, regroupe les délégués de différents ministères et Administrations, des Experts nationaux et étrangers ainsi que des délégués partenaires techniques et financiers de la RDC pour échanger sur les piliers fondamentaux sur lesquels doit se construire un meilleur
écosystème national du numérique cohérent et interopérationnel ;
• Suggérer l’approche
méthodologique qui permettrait le mieux de réaliser une transition numérique des institutions de l’Etat réussie, assumée et aux résultats probants, sur fond d’un programme ambitieux de numérisation.
Tout au long de cet Atelier de trois jours, les Experts, spécifie-t-il, feront l’état des lieux du numérique de la
RDC, examineront les défis et enjeux du numérique pour notre pays, apporteront des réponses aux divers questions et problèmes soulevés au plan technique, financier et opérationnel pour implémenter convenablement la numérisation dans notre pays.
« Ils proposeront une feuille de route budgétisée et opérationnelle de la numérisation du pays à l’horizon 2023 dans divers secteurs notamment celui socio-économique, celui de la sécurité et de l’identité numériques, de la santé, de l’éducation, de l’amélioration de la gouvernance, de la mobilisation des recettes, de la modernisation de l’Administration publique et lutte contre la corruption, celui des divers cadastres.
« Un agrégat de programmes sectoriels dits les « Quick-Win » devra être suggéré aux fins de déploiement à partir de cette année jusqu’en 2023 par le Gouvernement de la République », renseigne-t-il.
Prenant la parole, Jean-Michel Sama Lukonde, Chef du Gouvernement, a donné le « go » à cet atelier qui prendra fin le vendredi 25 juin. « Le Gouvernement de la République, s’est engagé sur le chemin de la croissance et du développement. C’est pourquoi j’ai inscrit le numérique comme l’un des axes majeurs du programme du Gouvernement qui a été présenté devant la représentation nationale. Lors de la présentation de ce programme, j’ai insisté sur le fait qu’il est nécessaire de transformer le programme national du numérique en axe pratique de l’action gouvernementale. Cet atelier est la concrétisation de cet engagement. Le diagnostic établi, les contraintes rencontrées, ainsi que les expériences d’autres pays, nous ont convaincus que le numérique peut et doit constituer aussi mieux la solution qui peut permettre à notre pays d’atteindre ces objectifs de développement », a-t-il déclaré.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
