Société
Nord-Kivu : Un violent incendie ravage l’Hôpital de Référence et la base de MSF à Masisi-Centre
C’est une nuit de désolation pour les habitants de Masisi-Centre. Un incendie d’une rare violence s’est déclaré ce lundi 19 janvier 2026 aux alentours de 23 heures, touchant de plein fouet des infrastructures sanitaires vitales pour la région.
D’après les premiers témoignages recueillis sur place, les flammes ont d’abord été aperçues dans les installations de la base logistique de l’organisation internationale Médecins Sans Frontières (MSF), avant de se propager rapidement vers une grande partie de l’Hôpital Général de Référence (HGR) de Masisi.
À l’heure où nous publions ces lignes, le feu est toujours en cours. Des sources locales décrivent une situation critique. Les flammes dévorent les dépôts logistiques et menacent les services de soins.
Masisi-Centre, chef-lieu du territoire, est plongé dans l’angoisse alors que les capacités de lutte contre les incendies dans cette zone montagneuse sont quasi inexistantes.
« Les flammes sont impressionnantes et la progression du feu est rapide. On craint des dégâts matériels immenses, car c’est ici que sont stockés les médicaments et le matériel qui desservent toute la zone », confie un habitant sous anonymat.
Pour le moment, aucune source officielle n’a été en mesure de préciser l’origine du sinistre. S’agit-il d’un court-circuit, d’un accident domestique ou d’un acte malveillant ? L’enquête devra le déterminer.
Cet incident est un coup dur pour le système de santé du Nord-Kivu. L’HGR de Masisi, soutenu par MSF, est la structure de référence pour des milliers de déplacés et de résidents fuyant les conflits dans la région. La destruction de sa base logistique pourrait entraîner une rupture immédiate de l’assistance médicale dans ce territoire déjà fragilisé.
Aucun bilan humain n’a encore été communiqué par les autorités locales ou les responsables de MSF.
Cedrick Sadiki Mbala
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
