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Société

Lubero–Kirumba : la journée de Lumumba célébrée sans activités, une commémoration passée sous silence

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Ce 17 janvier, jour férié consacré à la mémoire de Patrice Emery Lumumba, héros national et premier Premier ministre de la République démocratique du Congo, aucune activité commémorative n’a été organisée dans la partie sud du territoire de Lubero, notamment à Kirumba. Si la journée a bien été observée comme chômée, aucun rassemblement, moment de méditation, ni initiative citoyenne n’a marqué cette date pourtant symbolique dans l’histoire du pays, laissant un sentiment de vide et de déception au sein de la population locale.

Dans cette zone essentiellement agricole, ces journées fériées sont souvent perçues de manière pragmatique. De nombreux parents en profitent pour envoyer les élèves aux champs afin d’aider aux travaux agricoles, une réalité sociale bien connue dans la région. Toutefois, plusieurs habitants estiment que cette pratique, bien qu’ancrée dans le quotidien, ne devrait pas faire totalement oublier la portée historique et patriotique de dates comme celle du 17 janvier, dédiée à un homme qui a incarné la lutte pour l’indépendance, la dignité et la souveraineté nationale.

Patrice Emery Lumumba, assassiné le 17 janvier 1961, demeure une figure centrale de la mémoire collective congolaise. Nationaliste convaincu, il a porté haut la voix du Congo sur la scène internationale et défendu l’unité nationale face aux divisions internes et aux ingérences étrangères. Son combat pour une indépendance réelle, politique et économique, continue d’inspirer des générations, et sa mémoire est officiellement honorée chaque année à travers cette journée fériée décrétée par l’État congolais.

À Lubero comme dans d’autres entités de l’est du pays, marquées par des défis sécuritaires et sociaux persistants, l’absence d’activités commémoratives a ravivé le sentiment d’une population en quête de paix durable et de repères civiques forts. Pour plusieurs habitants, honorer Lumumba ne devrait pas se limiter à un jour chômé, mais constituer une opportunité de réflexion collective sur l’avenir du pays, la cohésion nationale et les valeurs de justice et de patriotisme qu’il a défendues jusqu’au sacrifice suprême.

Sadrack Bihamba 

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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