Provinces
Nord-Kivu : la guerre accroît le risque de propagation du VIH et des IST, alerte la DPS Butembo
Le coordonnateur du Programme national de lutte contre le VIH/Sida auprès de la Division provinciale de la santé (DPS) antenne de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, alerte sur la menace croissante d’une recrudescence des cas de VIH/Sida et d’infections sexuellement transmissibles (IST) dans la région.
Le Dr Nicaise Mathé a exprimé ces inquiétudes le week-end dernier, à l’occasion de la clôture de la revue annuelle de performance des soins de santé primaires de la DPS Nord-Kivu.
*Guerre et vulnérabilité accrue*
« La guerre nous a perturbés et nous craignons que le nombre de malades atteints du VIH ne connaisse une hausse dans les prochains jours. Lorsqu’une personne est contaminée, il faut environ 90 jours pour que le test devienne positif et un certain temps pour que les signes apparaissent », a expliqué le médecin.
*Hausse alarmante des IST dans les zones occupées*
Le Dr Mathé a également souligné que les IST connaissent une augmentation significative, notamment dans les zones contrôlées par les rebelles de l’AFC-M23, telles que Nyiragongo, Karisimbi, Goma et Masisi. Cette situation a même eu des répercussions sur d’autres provinces, où la prévalence des IST a atteint jusqu’à 16 % de l’ensemble des consultations médicales.
*Des traitements disponibles malgré des défis logistiques*
Malgré ces inquiétudes, le coordonnateur a tenu à rassurer quant à la disponibilité des antirétroviraux jusqu’en 2030, grâce aux accords conclus entre la RDC et ses partenaires techniques et financiers. Toutefois, il a reconnu que la fermeture temporaire de l’aéroport de Goma avait perturbé l’approvisionnement en intrants médicaux. Des solutions alternatives ont néanmoins été trouvées pour garantir l’acheminement des médicaments essentiels, dont les antirétroviraux et les antituberculeux, dans les zones sous contrôle gouvernemental.
*Butembo et Beni en première ligne*
Dans la partie nord de la province, ce sont particulièrement les villes de Butembo et Beni qui restent les plus affectées par la pandémie. Ces agglomérations accueillent un grand nombre de déplacés internes, accentuant la pression sanitaire.
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
