Provinces
Nord-Kivu : la DPS clôture la revue annuelle 2024 des soins de santé primaires à Butembo
La Division provinciale de la santé (DPS) Nord-Kivu a clôturé vendredi 12 septembre 2024, au Centre Uhai Kikyo de Butembo, la revue annuelle 2024 de performance des soins de santé primaires. Ces assises de cinq jours (8–12 septembre) ont permis d’évaluer les indicateurs, de tirer les leçons et de définir des actions d’amélioration pour renforcer le système de santé dans la province.
Représentant l’autorité provinciale, Mme Prisca Luanda Kamala, coordonnatrice principale du gouverneur en charge de la santé, a rappelé l’importance de cet exercice :
« Cette revue a été l’occasion d’apprécier le niveau de gouvernance, d’évaluer les indicateurs et de redéfinir des actions pour plus de performance. Malgré les contre-performances, nous devons redoubler d’efforts pour améliorer l’état de santé de la population dans le cadre de la couverture santé universelle, qui reste une priorité du gouvernement. »
De son côté, le médecin chef de division, Dr Gaston Lubambo, a présenté les principaux indicateurs analysés. Parmi les contre-performances relevées figurent l’augmentation de la mortalité maternelle, la hausse de la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans et plusieurs autres défis liés notamment au faible financement et à l’insécurité dans certaines zones de santé.
Cependant, deux zones de santé – Kyondo et Vuhovi – se sont distinguées par de bonnes performances, contrastant avec d’autres entités en difficulté.
Cette revue annuelle a mis en lumière les avancées, mais aussi les défis persistants du secteur sanitaire au Nord-Kivu, appelant à un engagement accru du gouvernement et des partenaires techniques et financiers.
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
