Provinces
Kasaï-Central : Une mission mixte en appui à la désaffectation des sites pour les lignes du barrage Katende
Le projet du barrage hydroélectrique de Katende franchit une nouvelle étape avec l’arrivée d’une mission mixte à Kananga, ce 13 septembre 2025. Accueillie par le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu, cette délégation comprenait des représentants du gouvernement central, de l’entreprise indienne ENS – chargée de la construction des lignes de distribution – ainsi qu’une mission de contrôle.
Objectif : solliciter l’appui de l’autorité provinciale pour la désaffectation des sites devant accueillir les infrastructures électriques issues du barrage.
L’ingénieur Valentin Nzodi, chef de mission et délégué du ministère des Ressources hydrauliques, a évoqué plusieurs enjeux techniques, dont l’accès difficile au site de Katende.
« Nous avons identifié le site de la future sous-station à Kananga, mais la route entre Kananga et Katende ~reste un défi. L’intervention de l’Office des Routes est indispensable », a-t-il plaidé.
Trois villes sont concernées : Kananga, Tshimbulu et Bunkonde. Les relevés topographiques et le piquetage des emplacements de poteaux sont déjà réalisés. L’identification des zones pour transformateurs est en cours.
Le gouverneur Kambulu a salué les avancées et a réaffirmé son soutien total à ce projet stratégique, dont la capacité installée de 64 MW représente une promesse majeure pour l’électrification et le développement économique du Grand Kasaï.
Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
