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Nord-Kivu : Insécurité grandissante à Beni, le président Tshisekedi appelé à tenir ses promesses
Le député Jean-Paul Ngahangondi demande au président de la République à respecter les promesses tenues lors de sa campagne électorale et même lors de son dernier passage à Beni. Cela est contenu dans une déclaration politique sur la situation qui prévaut actuellement en ville et territoire de Beni, rendue publique ce mercredi 5 juin à Goma.
Pour lui, il est incompréhensible que les rebelles ADF commettent des bavures dans une zone surmilitarisée et opérationnelle comme celle de Beni. Il remet en cause les opérations militaires qui s’y déroulent et pense que les FARDC ne font que subir les attaques de cette nébuleuse sans l’attaquer.
Cet élu de Beni estime qu’il est temps, vue la situation sécuritaire qui, selon lui, devient intenable, se référant aux dernières attaques notamment celles de la soirée du lundi 03 juin à Kalongo, dans la commune de Beu et celle de ce mercredi 05 juin sur la route Beni-Kasindi avec des pertes en vies humaines, que le Chef de l’Etat concrétise ses promesses, en ordonnant à l’armée de mener des opérations militaires sérieuses et en mutant les officiers qui viennent de faire beaucoup de temps dans cette zone.
Pour rappel, les ADF ont attaqué la ville de Beni lundi 3 juin dernier, précisément à Kalongo, dans la commune de Beu. Cette attaque a couté la vie a une dizaine de personnes et a paralysé toutes les activités dans la journée de mardi 05 juin, avec des manifestations populaires. Ces mêmes rebelles ont frappé sur la route Beni-Kasindi, mercredi 05 juin. L’on signale, à cet effet, l’enlèvement des personnes.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
