Provinces
Nord-Kivu II : le SYNIECO restitue les résolutions du congrès national et renouvelle ses instances provinciales
Le Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO), province éducationnelle Nord-Kivu II, a tenu ce mardi 30 décembre 2025 à Butembo une réunion de restitution du dernier congrès national, organisé à Kinshasa du 18 au 20 décembre 2025.
La rencontre s’est déroulée à l’Institut Kavaghendi et a permis aux membres du SYNIECO d’examiner les conditions de travail qu’ils qualifient « d’inhumaines », dans lesquelles les inspecteurs exercent leurs missions, situation qui, selon eux, compromet l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Ces préoccupations avaient déjà été soulevées lors du congrès national, où les participants ont décidé de rompre avec les anciennes méthodes d’inspection jugées contraignantes, a expliqué l’inspecteur Kakule Kombi Samuel, secrétaire provincial du SYNIECO Nord-Kivu II.
« Nous avons analysé les conditions de travail que nous vivons lors des missions d’itinérance et d’inspection. Il est désormais question d’inspecter autrement, et non plus comme à l’époque où l’inspecteur était perçu comme caporaliste. C’est pour cela que nous nous sommes réunis à Kinshasa, afin de repenser nos pratiques et contribuer efficacement à l’amélioration de la qualité de l’enseignement », a-t-il déclaré.
Selon le SYNIECO, cette réforme passe impérativement par l’amélioration des conditions sociales des inspecteurs, notamment à travers l’octroi de primes de fonction spéciale, de primes d’itinérance, ainsi que le paiement intégral des arriérés liés aux évaluations de l’année scolaire écoulée, dont seulement 50 % ont été versés par l’État. À défaut du paiement du solde avant le mois de février, les inspecteurs menacent de boycotter les prochaines évaluations. Ils ont également plaidé pour que les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu soient traitées comme zones prioritaires en raison du contexte sécuritaire.
À l’issue de cette réunion, les membres du SYNIECO Nord-Kivu II ont procédé à l’élection de leurs nouveaux animateurs provinciaux. L’inspecteur Kakule Kombi Samuel a été reconduit au poste de secrétaire provincial. Il sera assisté par :
- Secrétaire adjoint chargé de l’administration et des finances : M. Bunga Bunga
- Secrétaire adjoint chargé de l’administration : M. Muhindo Kazimoto
- Secrétaire adjoint chargé du social et du développement : M. Kasereka Masimengo Dieudonné
- Secrétaire adjoint chargé de l’enseignement : M. Mumbere Sivyatsomana Robert
- Trésorière : Mme Kahambu Kaliremwira Yvette
- Trésorier adjoint : M. Tsongo Nderu
- Rapporteur : M. Kagheni Joseph
- Rapporteur adjoint : M. Siné
Prenant la parole après sa réélection, le secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, a promis d’être « un serviteur de tous » et de poursuivre avec détermination la lutte syndicale en faveur des inspecteurs de l’enseignement.
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
