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Nord-Kivu/Goma : L’instauration de l’État de droit porte déjà ses fruits
Depuis l’avènement du président Felix Tshisekedi à la tête du pays, plusieurs personnes arrêtées injustement sont déjà libres. Les exilés politiques ou d’opinion ont déjà commencé à signer leur retour au pays.
Parmi eux, se trouvent certains de la ville de Butembo, notamment Me Kasereka Kivasuvwamo, acteur politique de cette région, qui se dit « heureux » de retrouver son pays et maintenant il peut circuler librement et exercer ses activités politiques sans être inquiété.
« Maintenant, je suis chez moi et ça me va bien. Il n’y a pas eu de conditionnalités pour mon retour au pays, après avoir été contraint d’y quitter parce qu’on s’était exprimé sur un sujet d’actualité. Aussi, le nouveau président avait promis de fermer les cahots des services de renseignement et qu’il ne voulait plus voir des gens être emprisonnés injustement par ces services. J’ai vu que ce mot d’ordre du chef de l’État a été scrupuleusement respecté et donc, il n’y avait plus un élément qui allait me bloquer à revenir chez moi. Surtout qu’aucun fait infractionnel ne m’était reproché par le parquet de Butembo », a-t-il déclaré.
« Par rapport à ma lutte, je vais la continuer si les choses que nous déplorions continuent, car cet exil ne nous fait pas peur surtout que la politique est notre passion et nous la faisons par conviction », a révélé ce jeune politicien, cadre du RCD/KML.
Par ailleurs, le journaliste d’investigation, Christian Kahindo Muke, est lui aussi rentré au pays. L’éditeur du journal d’enquêtes et d’informations générales, Rafiki, paraissant dans le Grand-Nord de la province du Nord-Kivu, attribue cet acte à la concrétisation de la décision du chef de l’État Félix Tshisekedi contenue dans son investiture, le 24 janvier dernier.
Auteur du livre « Nord-Kivu, 25 ans noirs », Christian Kahindo Muke était obligé de quitter le pays lorsqu’il était invité avec d’autres acteurs de la société civile de Beni à comparaître comme renseignant dans le procès contre les présumés ADF, organisé à la tribune du 13 mars à Beni par la cour militaire du Nord-Kivu l’année dernière. Il a aussi promis de poursuivre avec ses activités sans se gêner.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Une première en RDC : Transco passe à la billetterie électronique dès le 1er mai !
À compter du 1er mai 2026, la société publique Transco franchit un cap historique en amorçant une transformation majeure de ses services. Le réseau de transport en commun annonce la fin définitive de la billetterie en espèces au profit d’un système entièrement électronique.

Fin du cash, fin des contraintes
C’est la fin d’une époque pour des milliers d’usagers. Les billets achetés en liquide, les difficultés liées à la monnaie et les longues files d’attente appartiendront désormais au passé. Cette réforme vise à fluidifier l’accès aux bus et à améliorer l’expérience globale des passagers.
Avec l’introduction de la billetterie électronique, Transco s’inscrit résolument dans une dynamique de modernisation. Paiement digital, gain de temps et simplification des procédures deviennent les nouveaux standards pour les usagers.
Une avancée majeure pour Kinshasa et les provinces
Cette innovation constitue une première en République démocratique du Congo pour un réseau de transport public de cette envergure. De Kinshasa aux autres provinces, cette réforme symbolise une volonté d’offrir des services plus fiables, sécurisés et adaptés aux exigences actuelles.
Au-delà du confort, cette transition vers le numérique permettra également de renforcer la transparence dans la gestion des recettes et de limiter les pertes liées à la manipulation de liquidités.
Un pas vers le futur
Avec cette initiative, Transco ouvre la voie à une nouvelle ère du transport urbain en RDC. Plus moderne, plus sûr et plus efficace, le système de transport public se réinvente pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain.
Le futur de la mobilité congolaise est en marche.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
