Sports
Nord-Kivu : FC Kyuka de Masisi qualifié au championnat provincial, Dr Lucien Ngabo salue la bravoure de son équipe
Le Football Club Kyuka de Bweremana, en territoire de Masisi, s’est imposé en patron (4 buts à 2) contre l’Union Sportive des Anges Noirs(USAN) de la cité de Sake, ce lundi 08 avril 2024 au stade de l’Unité de la ville de Goma au Nord-Kivu.
Cette rencontre cadrait avec la poursuite de la phase play-offs du championnat local de football de Masisi délocalisé à Goma pour des raisons sécuritaires qui guettent depuis plusieurs mois le territoire de Masisi. Ceci s’explique par la résurgence de la rébellion du M23-RDF qui a causé le déplacement de nombreux habitants devenus actuellement déplacés de guerre.
Pour compliquer la vie à son adversaire du jour, le FC Kyuka de Bweremana s’est appuyé respectivement sur Daniel Katembo, auteur d’un doublé à la 12è, puis 22è minute de jeu. Celui-ci a été respectivement imité par ses coéquipiers Blaise Aganze (57e minute) et Ulimwengu Muhindo (90e) qui ont marqué chacun un but pour faire un total de 4 réalisations.
Pour sa part, la formation de USAN a réduit le score grâce à Bisimwa Biira et Akilimali Mirengo pour le 4-2. Un score malheureusement insuffisant pour USAN qui sort de la compétition.
Cette victoire fait le bonheur de Kyuka de Bweremana qui se qualifie pour la prochaine édition du championnat provincial de football du Nord-Kivu qu’organise la LIFNOKI, dont le go des préliminaires sera donné le 13 avril à venir sauf imprévu.
Après plusieurs années de disette de son équipe, l’homme caché silencieusement derrière cette équipe s’appelle Dr Lucien Ngabo qui a engagé des moyens afin d’y arriver.
Motivé par l’accompagnement de la jeunesse du territoire de Masisi sur divers plans, dont scientifique et sportif, Docteur Lucien Ngabo a, par l’occasion, félicité ses joyaux qui vont honorer le territoire de Masisi en championnat provincial. Et ce, malgré la cauchemardesque situation sécuritaire dont son territoire est victime.

» C’est un honneur. Je salue vivement la bonne performance de mon équipe le FC Kyuka. C’est vrai que nous sommes impactés négativement par ce que le monde entier observe mais nous allons profiter de cette occasion pour donner un message de paix à travers le football qui unit. Je suis le plus heureux de cette qualification salutaire et j’invite ceux qui voudront nous accompagner de venir massivement afin de booster cette jeunesse du territoire de Masisi dans cette lutte « , a-t-il déclaré après le succès de son équipe.
Notons-le, le deuxième qualifié du territoire de Masisi sera connu ce mercredi 10 avril à l’issue du match qui verra le TP Sake affronter le Daring Club Kihira tous de la cité de Sake. Ce sera sur la pelouse artificielle du stade de l’unité sous le gong de 15h00.
Rappelons-le, cela fait déjà près de 6 à 7 ans que Docteur Lucien Ngabo se distingue parmis l’un des meilleurs dirigeants sportifs qui se donnent gratuitement pour l’accompagnement de la jeunesse du territoire de Masisi. La dernière équipe à avoir bénéficié de sa générosité, 5 ans durant, s’appelle FC Hopimasi (Hôpital de Masisi), l’une des équipes réputées de cette partie de la province du Nord-Kivu en RD Congo.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
