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Nord-Kivu : C’est parti pour la course au bureau définitif de l’assemblée provinciale

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L’assemblée provinciale du Nord-Kivu a procédé, samedi 11 mai, à Goma, à la clôture de la réception des candidatures des membres du bureau définitif. Le même jour, elle a affiché ceux qui ont été retenus. À la présidence, les députés provinciaux Emmanuel Ngaruye Muhozi (indépendant), Robert Habinchuti Seninga (Regroupement politique ADRP), Bonaventure Shirimpuhwe Habimana (Indépendant) ; à la vice-présidence : Jean-Paul Lumbulumbu Muthanava (Indépendant), Jean-Paul Ngahangondi (Regroupement politique FEDEC), Aisé Kambale Kanendu (Regroupement politique AFDC-A); rapporteur : Prince Kihangi Kyamwami (Indépendant), Adèle Bazizane Maheshe (Indépendante) ; rapporteur-adjoint : Romain Kaurwa (ADD) ; questeur : Bertrandus Ngwali (Indépendant), Kakule Saa-Sita (parti politique MS), Alain Kasereka Siwako (Indépendant).

Ce dimanche 12 mai, des candidats ont présenté leurs visions devant les députés provinciaux et commencé à battre campagne au cours de la plénière extraordinaire que le bureau provisoire a convoquée à cette fin.

Des candidats présidents aux candidats à la questure, ils ont exposé leur personnalité ainsi que leurs idées pour la bonne marche de cette institution provinciale. Pour Robert Senigna Sibinchunti Seninga, par exemple, qui veut succéder définitivement à Me Jules Hakizumwami de la dernière législature, sa vision est basée sur les textes légaux.

« Notre vision est basée sur le respect de la Constitution, d’autres textes et le Règlement d’Ordre Intérieur, mais aussi faire respecter tous ces instruments juridiques. Nous n’allons pas inventer la roue », a dit l’élu du territoire de masisi.

L’exposé qui a épaté la plupart de participants à cette séance plénière, c’est celui du candidat à la questure, Bertrand Ngwali. Ce dernier a parlé de contours cadrant avec les finances de l’assemblée provinciale; surtout, il a touché le point qui a fait couler beaucoup d’encres et de salives, celui des arriérés.

« L’élément qui divise les gens, c’est l’argent. J’aimerai apporter mon expertise à l’assemblée provinciale, car je ne suis pas nouveau dans le domaine des finances. J’ai eu à gérer beaucoup de projets parfois avec des fonds considérables. Au-delà de cela, j’ai déjà gérer aussi du personnel important et à part ça, j’ai déjà cogérer dans un établissement universitaire. Donc je crois que j’ai des atouts, j’aimerai apporter ma petite touche pour que le patrimoine de notre assemblée provinciale soit géré avec rationalité. Je me battrai à côté du président qui sera élu, en collaboration avec l’exécutif, pour que la situation des arriérés des émoluments des élus provinciaux et du personnel de cet organe délibérant afin que pareil phénomène ne nous arrive plus jamais parce que s’il y a des arriérés, c’est aussi parce qu’il n’y a pas de diplomatie. Donc, il faut revenir, je crois, sur la diplomatie afin que les gestionnaires, ceux qui ont l’exécutif dans leurs attributions, jettent aussi un regard sur l’assemblée provinciale. C’est une situation malheureuse qui est arrivée, mais qui peut être endiguée au cours de cette nouvelle législature », a-t-il expliqué.

Précisons que ces candidats ont la journée du lundi 13 mai pour convaincre leurs potentiels électeurs avant les élections des membres du bureau définitif qui interviendront le mardi 14 mai à Goma, dans la salle des plénières de la BEDGL (Banque des Etats de Développement des Grands-Lacs). Une fois élus, ces membres seront installés le même mardi.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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