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Assemblée nationale : Lokondo tourne le dos au groupe parlementaire PALU et ALLIÉS

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Le député national Henri Thomas Lokondo ne fera pas partie du regroupement PALU-ALLIÉS à l’Assemblée nationale au cours de cette législative. Il jouit désormais d’un statut de non- inscrit, c’est-à-dire un indépendant. C’est la quittessance de sa lettre adressée au président du regroupement PALU-ALLIÉS de la liste sur laquelle il a été élu.

« Monsieur le président ai du regroupement politique PALU-ALLIES, en attendant que je puisse avoir une explication au sein du regroupement sur votre lettre adressée au bureau provisoire de l’Assemblée nationale, contestant ma candidature au poste de président de l’Assemblée nationale, je vous informe que j’opte pour le statut de non-inscrit au sein de notre Chambre législative », a-t-il fait mention dans ses écrits adressés à Lugi Gizenga.

Cette décision est donc consécutive à la dernière mésaventure qu’il a connue lors de l’élection du speaker de la Chambre basse où sa candidature a simplement été recalée par une lettre de Lugi Gizenga, au motif que le regroupement est membre du FCC qui soutenait la candidature de Jeanine Mabunda.
Lokondo a eu à démontrer que le regroupement PALU-ALLIES n’a jamais adhéré au FCC, sinon quelques personnalités.

Avec cette décision, Henri-Thomas Lokondo pense prendre sa revanche. De cette façon, il jouira de sa pleine liberté pour jouer à fond son rôle de parlementaire.

Armel Langanda/CONGOPROFOND.NET

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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru

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Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.

Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions

Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.

Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.

Un isolement financier et diplomatique renforcé

Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.

Des accusations précises du Trésor américain

Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :

Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique

Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements

Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays

L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles

Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger

Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place

Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.

Un contexte national déjà explosif

Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.

Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Une pression internationale et interne convergente

Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET 

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