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RDC: l’Association Congolaise des Juristes d’Entreprise mise sur orbite à Kinshasa

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Des juristes ont décidé de créer un vaste réseau sur toute l’étendue du pays pour échanger leurs expériences en vue de contribuer en tant que juristes d’entreprise à l’émergence d’un Etat de droit. Cette association congolaise des juristes d’entreprise( ACJE) a été portée sur les fonds baptismaux ce samedi 11 mai 2019 en la salle de conférences des Affaires étrangères dans la commune de la Gombe. L’ouverture des bureaux de représentation en provinces est prévue  dans le tout prochains mois.
Première association du genre reunissant en son sein des hommes de droit qui ont fait le choix d’exercer le métier de juriste d’entreprise, ce vieux rêve de plus de 11 ans du juriste Laurent Mutambayi s’est finalement concrétisé en RD Congo. La cérémonie du lancement a été rehaussée par la présence du ministre en charge des Congolais de l’étranger, Emmanuel Ilunga.
Au cours de cette conférence inaugurale plusieurs orateurs sont intervenus pour soutenir cette structure d’encadrement et de partage d’expériences qui manquait aux juristes d’entreprise de la RDC.
Fraîchement rentré d’une mission en Namibie dans le cadre de la SADC, Emmanuel Ilunga, Ministre en charge des Congolais de l’étranger a salué cette initiative qui tombe à point nommé. D’où, la promesse du gouvernement de soutenir cette nouvelle dynamique.
Quant au professeur Dieudonné Kaluba, il a encouragé les sociétaires de l’ACJE à aller de l’avant. Pour lui, les juristes d’entreprise sont des « facilitateurs » qui doivent maîtriser le droit pour bien faire.  » Cette association est une pépinière des idées, d’echanges des expériences entre juristes. Je souhaite le voeu qu’il puisse bien fonctionner… », a-t-il martelé.
Haut cadre d’échanges d’expériences et espace de droit par excellence, selon l’initiateur Mutambayi, l’ACJE contribuera à l’émergence de l’Etat de droit prôné par la nouvelle gouvernance en RDC conduite par le président de la République, Félix Tshisekedi.  » Pour constituer une force, les juristes d’entreprise doivent se mettre ensemble, car leurs réflexions apportent de l’éclairage aux réglementations de nos entreprises… », a-t-il appuyé.
D’autres participants à cette rencontre, notamment Igor Kingulu( conseiller juridique à Orange/RDC) et Roger Nkoso (directeur juridique du groupe Bolloré), etc. ont salué l’initiative qui vient renforcer le métier de juriste d’entreprise. Tous sont d’avis que les juristes d’entreprise doivent veiller à tout moment sur l’évolution de l’environnement juridique des entreprises et ont salué la création de l’ACJE. A titre personnel, jusqu’ici, ils sont prêts à contribuer pour son essor à travers tout le pays.
Cerise sur le gâteau, le bâtonnier Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba a exposé sur le rôle du juriste d’entreprise et a souhaité plein succès à l’ACJE.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

 

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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