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Société

Nord-Kivu : 55 patientes prises en charge lors de la campagne gratuite sur le prolapsus pelvien à Butembo Fistula Hospital

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La dernière campagne gratuite de traitement du prolapsus des organes pelviens, organisée par le Butembo Fistula Hospital, s’est clôturée le 10 août 2025 avec un bilan au-delà des attentes. Prévue initialement pour accueillir 35 patientes, cette initiative a finalement permis de soigner 55 femmes, a révélé le médecin directeur de l’hôpital, Dr Mathe Muhini Gabriel, lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 22 août. Cette hausse du nombre de bénéficiaires a toutefois mis en lumière la limite de la capacité d’accueil de l’établissement, obligeant le personnel à transformer certains bureaux en dortoirs.

« Au départ, on s’attendait à soigner 35 patientes, en tenant compte de notre capacité. Mais nous avons été agréablement surpris d’en recevoir 55. Pour faire face à cet afflux, nous avons dû convertir certains bureaux en chambres pour les malades », a expliqué Dr Mathe Muhini Gabriel.

Face à cet engouement, le médecin affirme que cette pathologie est bien présente dans la communauté, et nécessite davantage d’attention. Il a ainsi annoncé la tenue d’une nouvelle campagne de prise en charge gratuite du prolapsus pelvien dès le mois d’octobre prochain. « Cinq nouvelles patientes sont déjà inscrites », a-t-il précisé, soulignant l’importance de la sensibilisation et de l’accès gratuit aux soins pour éradiquer cette maladie.

Pour rappel, le prolapsus pelvien désigne la descente d’organes tels que l’utérus, la vessie ou le rectum par la cavité vaginale. Cette affection peut être causée par des accouchements répétés, le port fréquent de charges lourdes, la constipation chronique ou encore une toux persistante. Outre le traitement du prolapsus, le Butembo Fistula Hospital prend aussi en charge, gratuitement, d’autres pathologies féminines comme l’incontinence urinaire ou fécale, les déchirures périnéales et la sténose vaginale. L’hôpital est situé au quartier Congo ya Sika (MGL), commune Vulamba, près du stade Esco.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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